mercredi, 19 mars 2008

La mer est un miroir : j'aime / j'aime pas

Plus que toutes autres photos, les images de mer m'attirent ... Voici 2 images vues sur la toile aujourd'hui qui m'inspirent des sentiments pour le moins contrastés. La mer est un miroir, le mien certainement (mon deuxième prénom est Narcisse) mais la mer est aussi le miroir de notre époque moderne.

 


Promotion du dernier né d'un chantier naval
spécialisé dans le motonautisme

Commençons par le sentiment d'horreur subtilement distillé par cette photo de promotion du moto-nautisme.


Pourquoi l'homme moderne devrait-il, jusque dans ses moments de loisir au plus près de la nature, abandonner son âme au dieu vitesse ? Par ailleurs voici une preuve confondante : dans notre société de consommation, la communication essaye trop souvent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Regardez le couple assis à l'arrière du canote : ils doivent nager dans un bonheur ... "assourdissant" ! à en juger par la proximité des 3 moteurs hors-bord de 350 chevaux chacun (!) qui fonctionnent à pleins régimes. Souhaitons leur d'être dotés de bonnes boules Quies pour que l'illusion produite par l'image ne le soit pas au dépend de leur santé (1).

 


Maman les p'tits bateaux...

Maman les p'tits bateaux...

Voilà au contraire une image maritime qui distille le bonheur, le bonheur simple d'un jeu d'enfant. De beaux bateaux à voile et en bois qui ressemblent furieusement à des chaloupes sardinières (voir à des sinagots, ainsi nommés en raison de leurs origines : le petit port de Séné dans le golfe du Morbihan). Une photo qu'on pourrait qualifier de naïve si ce n'était la présence des casaques qui rappellent discrètement la dimension commerciale du jeu voire avec un peu d'imagination la compétition en sommeil : les casques seraient-elles numérotées ?


___
Note
(1) j'avais déjà illustré une note avec une photo, à contre emploi, de "femme-objet". Une posture archi-classique pour promouvoir les bateaux de plaisance à moteur.

 

00:45 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belles images, plaisance, motonautisme, photo de mer

vendredi, 14 mars 2008

Photo mystère


Une étrave de voilier (en l'occurrence un J80)
pour le moins originale ...

Question : de quoi s'agit-il ?
1. des préparatifs pour le lancement d'un nouveau voilier, lors d'un salon à flot ?
2. d'une nouvelle règle pondue par ACM (America’s Cup Management) qui continue de "péter les plombs" en imposant de réaliser l'Unveiling day en mer ? Uniquement pour les challengers bien-sur.
3. d'une nouvelle discipline inventée par l'ISAF (Fédération Internationale de voile) qui ne manque pas d'air : "la régate masquée" pour remplacer les régates en catamaran de sport qui n'auront plus lieu aux jeux olympiques ?

 

Faites votre choix ... 



La bonne réponse : Non, rien de tout ça !
Il s'agit d'une photo originale d'un affalage de spi un peu raté. Photo prise lors des régates de l'International Match Race qui se déroulent en ce moment à Marseille et qu'on doit doit au talent du photographe de mer Gilles Martin-Raget.

 

Le diaporama complet est à suivre ici.

07:20 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photo, humour nautique, humeur, actualité nautique

lundi, 18 février 2008

Chavirage de Groupama 3


Franck Cammas : "le flotteur sous le vent s'est rompu
juste à l'arrière du bras avant" ...
Tiens, tiens, pas loin de l'emplacement du foil !
© Yvan Zedda

Vous n'avez pas pu passer à côté de la (mauvaise) nouvelle maritime du jour : le chavirage de Groupama 3 dans sa tentative de record autour du Monde (Trophée Jules Verne). Petit éclairage sur l'évènement, à chaud.


Dingos
C'est le mot qui me vient à l'esprit quand je regarde les vidéos filmées à bord. Voir ici et ici (c'est la même séquence coupée en 2).
Dingo pour qualifier ce que font ces marins quand ils partent autour du Monde et les risques qu'ils prennent en toute connaissance de cause.
Dingo pour qualifier notre époque moderne, Jacques Caraës et le service de Com de Groupama qui a déjà récupéré les images (y compris celles des sauveteurs), fait un montage vidéo et mis le tout en ligne sur Internet.



Respect
Respect pour ces gars qui gardent leur sans froid depuis la tentative d'empannage instantané pour sauver le bateau jusqu'à l'organisation - démontage du bateau et l'hélitreuillage avec sa phase très délicate 'je me jette à l'eau'.
Respect pour les sauveteurs qui témoignent sur la TV Néozed (1) "ça c'est passé comme dans un livre".
Respect enfin pour Franck Cammas qui laisse percer son émotion dans les vacations radio suite au chavirage, lui qui a plutôt un ton de voix habituel 'fanfaron' ben là les trémolos dans la voix, ça permet juste de mesurer un peu mieux ce que les gars sont en train de vivre ... Pourtant ils sont déjà projetés dans le futur et la récupération de leur beau joujou.



Une dream Team improbable
Un Stève Ravussin qui met la bonne humeur et a certainement prodigué ses conseils suite à sa relativement grande expérience de la vie à bord d'un trimaran retourné et des opérations d'hélitreuillage en pleine mer ;-). Un Jan Dekker (le Sud africain bilingue) comme interprète principal pour coordonner les secours. Un Loic Le Mignon toujours prêt à aller faire le spiderman dans le gréement, les acrobates à califourchon en bout de coque ou encore à jouer l'homme grenouille (il semble qu'il ai faillit ne pas pouvoir remonter à bord de Groupama 3 qui dérivait à 3 noeuds ... nager avec une combinaison TPS c'est pas terrible pour battre le record du 100m). Le Jacques Caraës qui ne lâche jamais sa caméra et nous gratifie d'images prises sur le vif tout simplement hors norme. Les 2 Franck qui font parler l'expérience sur l'eau comme avec les médias. Et puis les plus discrets bretons qui ne causent pas, durs à la tâche et qui agissent dans l'ombre à l'image de Séb Audigagne qui démonte, comme si de rien n'était, les instruments électroniques pour les sauver du naufrage ou d'un Ronan Le Goff qui fait le sherpa (il peut, il a juste un peu la caisse pour) et qui charrie à terre un max de choses. Qui ai-je oublié ? Le barreur hors pair Fred. Le taiseux, hors quart et toujours derrière son clavier qui sentait enfin pointer le bon coup météo, Yves Parlier qui comme les autres s'est pris le ciel sur la tête !



Pourquoi cette casse ?
    Sans vouloir faire de grandes théories sur le carbone haut module, les calculs des cabinets d'architectes navals, les phénomènes vibratoires incontrôlés et j'en passe; je suis juste surpris que les commentateurs avisés ne mettent pas plus en avant le fait que Groupama 3 est le 1ier voilier à foils qui vient se frotter aux mers du Sud (lire ce que j'écrivais sur le sujet ici).

    Une configuration d'appendices qui induit des efforts particuliers sur les coques puisqu'elles "planent". Et faut bien reconnaître, à tout le moins, qu'on manque un peu d'expérience sur la fatigue qu'induisent les foils sur les coques par mer formée et sur de longues périodes ... En tout cas je note, est-ce un hasard ?, que le flotteur a cassé pas loin du foil. L'équipage lui évoque plutôt comme origine de la fortune de mer les chocs répétés des vagues sur la coque au vent comme après l'hécatombe des multicoques ORMA 60 pieds lors d'une certaine Route du Rhum. Les experts devraient nous en dire plus bientôt ... surtout si l'équipe Groupama arrive à récupérer le bateau.

 

Note
(1) voir l'extrait vidéo d'un journal télévisé dégoté par Helmina du forum Cup In Europe.

 

Encore plus de vidéo
Cette fois des images exclusivement prises depuis les hélicoptères par les sauveteurs, merci à Tiketitan.

23:55 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Trophée Jules Verne, Record, G-Class, fortune de mer

samedi, 09 février 2008

Coups de griffe autour d'une carte marine


Une brève un peu courte sur Course Au Large

Comme tous les passionnés de voile je suis un lecteur régulier de l'un des sites incontournables pour suivre l'actualité nautique de compétition : Course Au Large. Les reproches faits à ce site web par la communauté des voileux-internautes sont connus :

- un service payant pour les articles de plus de 24h (ce qui n'a pas toujours été le cas mais il faut bien (essayer ?) de vivre, l'omniprésente pub participe aussi à cet objectif de rentabilité)

- autre grief : une recopie trop systématique des communiqués de presse (sans forcément jouer la transparence en précisant la nature et la source du communiqué)

- enfin la (quasi) absence de contenu propre mais que voulez-vous sans journaliste comment faire mieux que Liens de Mer ;-) ?

 

L'actualité nautique vue par Course Au Large

Parfois cette ligne éditoriale faiblarde de CAL (pour les intimes) et ce manque cruel de moyens se fait jour par exemple dans la brève ci-dessus.

"Gitana 13 a enfin réussi à passer le Horn contre les vents et courants dominants durant cette nuit de jeudi à vendredi. C'est en tous cas ce qu'on peut déduire de la cartographie du site Internet du maxi catamaran de Lionel Lemonchois."

 

Il s'agit là d'un traitement de l'information nautique peu digne d’un site web nautique qui se veut être LA référence dans son domaine. Des propos qu’on croirait tirés de la dernière discussion au « bar du port ». Sur ce terrain de l'interprétation des cartes marines, la "rédaction" de Liens de Mer peut jouer à armes égales avec CAL ... avec une pincée de second degré en prime.

 

La même actualité nautique vue par Liens de Mer 


Gitana 13 à l´abri de la Terre de Feu
Si vous regardez attentivement la carte
vous verrez qu'ils ont même mis pied à terre !
(image non truquée issue de la cartographie
officielle du Team Gitana)

Comme CAL, je suis un observateur avisé du parcours suivi par Gitana 13 sur la Route de l'Or et j'en déduis après expertise nautique personnelle de la carte interactive des informations bien plus intéressantes que ce que nous en dit CAL. En l'occurrence qu'après 5 jours pendant lesquels Gitana s'est trouvé devant les portes fermées du Cap Horn (pour cause de conditions météorologiques exécrables) et après avoir sillonné dans tous les sens la Terre de Feu à la recherche d'un abri, je déduis que l'équipage a finalement décidé de mettre pied à terre près du Cap San Diego, y a fait escale voire même a débarqué en Tierra del Fuego. Si si ! Il n'y a qu'à regarder attentivement la carte ...

 

Ah mon pauvre Monsieur les règles de la course au large ne sont plus ce qu'elles étaient. Après le tour du monde sans escale où il est possible de mettre son bateau en chantier (cf. Téménos dans la Barcelona World Race) et où il est aussi possible de changer de skipper en cours de route (*), voici dont le record New-York -> San Francisco par le Cap Horn où il est possible d'attendre sagement à terre des conditions optimum (?) pour passer le mythique Cap Horn contre vents et courants !


Note :
(*) cf. les règles de course de la Barcelona World Race, qui autorisent, sous certaines conditions bien-sûr, le remplacement du ou des skippers d'un bateau pour permettre au voilier de participer à l'ensemble de l'épreuve et donc offre au sponsor une visibilité "garantie" sur toute la durée de la course. Heureusement ce cas ne s'est pas présenté mais il avait été prévu comme tel par l'organisateur Mark Turner qui est loin d'être à court d'imagination pour se rapprocher de la pathétique America's Cup où les règles de régate sont tellement complexes que le grand public n'y comprend rien ... sans même parler des épisodes qui conduisent les concurrents devant la justice ...  

 


PS pour être juste :
Reconnaissons quand même au site Course Au Large, deux mérites :
- d'une part une iconographie illustrant les articles assez réussie avec souvent de belles et grandes images de voiliers en pleine action
- d'autre part une certaine réactivité [ sauf le week-end ;-) ] aux évènements qui se déroulent en mer.

 

08:55 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : actualité nautique, journalisme, carte marine, règles de course

dimanche, 03 février 2008

Gréement Thonier

Je viens de tomber sur une superbe photo ancienne de thonier avec ses "cannes à pêches". Dans une précédente note je parlais d'outrigger et je m'en voulais un peu de ne pas avoir été plus explicite à l'attention des lecteurs de Liens de Mer qui ne sont pas forcément des férus de technologie nautique.

 

Voici donc un beau thonier du début du siècle dernier avec ses cannes qui servaient à tirer des lignes à thons :


Un bateau traditionnel de pêche au thon

 

Et voici le gréement dit "thonier" sur un monocoque de course au large. La ressemblance s'arrête à la silhouette car ici bien-sûr pas question de pêche mais d'un système d'espars, les fameux outriggers, pour assurer la tenue du mat :


Gréement thonier sur un voilier de compétition moderne

 

La voile de compétition a parfois recours à l'histoire maritime et à des termes poétiques pour désigner ses inventions high-tech.

18:10 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vocabulaire, photo, encyclopédie, histoire

jeudi, 13 décembre 2007

Fortune de mer : avantage outrigger

     La flotte IMOCA; répartie sur 2 courses : la Transat B to B et la Barcelona World Race; a souffert ces derniers jours. Parmi les nombreuses avaries, deux ont particulièrement attirées mon attention, il s'agit des démâtages d'Armel Le Cléac’h et de celui de Jérémie Beyou/Sidney Gavignet.

D'un côté Armel, seul, a réussi à confectionner un gréement de fortune qui «présente bien» avec l’un de ses outriggers(1) rescapé (l'autre outrigger comme le mât est parti au fond).

De l'autre côté Jérémie Beyou et Sidney Gavignet sont tout juste arrivés à gréer leur tourmentin entre les deux dérives de leur monocoque obtenant un gréement de fortune à faible capacité propulsive.



En photo la comparaison est saisissante


Armel : un gréement de fortune qui a de l'allure ...
efficace et sûr (noter l'installation de l'écho radar)
Image reproduite AVEC l'autorisation de Windward.fr

 


Jérémie et Sidney : quand il ne reste plus rien ...
un gréement de fortune minimaliste
Image reproduite SANS l'autorisation de Pipof.com ;-)

 

Paradoxe
Pour la sécurité des courses au large le gréement thonier (appelé ainsi en référence à l'ancien mode de pêche à la bretonne ... loin des modernes thoniers seneurs et de leurs grands filets tirés à grands renforts de dérivés du pétrole) représente un avantage certain et augmente, en cas de démâtage, les chances de rentrer à la maison au port par ses propres moyens.

    C'est amusant de constater qu'un choix effectué pour la performance (les outrigger permettent d'obtenir des mâts pivotants) s'avère au bout du compte être aussi un bon choix ... pour la sécurité des marins. De là à les rendre obligatoires pour les courses au large ... il n'y a qu'un pas que personne, à part moi-même dans mes élucubrations les plus délirantes, n'oserait franchir !

 

Note
(1) on pourrait traduire en français le mot outrigger par "raidisseur extérieur de haubans". Ah la poésie de la langue française comparée à l'efficacité de la langue anglaise ! En voile côté "business" la francophonie n'est pas prête de gagner du terrain ... Mais côté coeur reconnaissons que cela a un charme terrible d'utiliser un tel terme chargé d'histoire et de poésie.

00:20 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fortune de mer, course au large

mardi, 30 octobre 2007

Trans Pacifique sur un catamaran de sport

 


Un simple catamaran de sport pour réaliser une
navigation de 8 000 miles dans le Pacifique !

Amis voileux, avant que l'actualité nautique de la Transat Jacques Vabre ou de la très prochaine Barcelona World Race(1) ne vous aspirent tout entier dans leurs grands tourbillons, je voudrais vous présenter une aventure, plus modeste et réellement hors du commun.


Igor Bely et Betao Pandiani se sont lancés dans une traversée du Pacifique sur un catamaran sans cabine de 25 pieds. Partis le 9 octobre au matin de Valparaiso (Chili), ils visent le nord de l'Australie en feront des escales mythiques comme l'île de Pâques (Rapa-Nui, 1ière escale, où ils viennent tout juste d'arriver) ou Tahiti ... plus de 8 000 miles à parcourir !

 

A l'image d'autres navigateurs amateurs éclairés, comme Pierre-Yves Moreau et Benoît Lequin qui eux essayeront, sous peu, d'améliorer le record de la traversée de l'Océan Atlantique, rien n'est laissé au hasard autant dans la préparation du voilier que dans la communication. Côté préparation on notera par exemple une réserve de flottabilité en haut du mat, un système de re-salage à base d'une grosse "poche d'eau" ou encore la petite tente posée sur le flotteur pour tout abri. Côté communication : un ordinateur portable étanche avec les liaisons satellite qui vont bien et derrière la plume le clavier un Igor inspiré.

 

Evidemment sur un tel périple la grande Aventure est au RDV. Quand la température de l’eau dépasse à peine les 10 degrés. Quand il faut "faire" son eau douce (prendre le dé-salinisateur et pomper 400 fois ... "En une heure j’ai fait 6 litres : résultat de 2400 coups de pompes. Je vais arriver en Australie avec des bras énormes !"). Et les inévitables avaries qui vous rappèlent, si besoin était, que sur l'Océan il y a très très peu d'écart entre un navire que l'on dirige et une radeau à la merci des flots ... cf les fissures découvertes en mer sur les cages de leurs safrans. A l'échelle du Pacifique, immense, peu fréquenté et surtout pas très Pacifique (même en été) ... ça fait froid dans le dos.

 

Alors si vous voulez suivre les aventures de BBB (Bye Bye Brasil) plusieurs solutions :

1° Pour démarrer et faire connaissance avec ces 2 navigateurs et leur projet, commencez ici et .

2° Seconde solution : vous mettre au portugais et aller visiter le site officiel de l'exploit très riche en photos (l'accès direct aux photos c'est ici).

3° Enfin, peut-être le plus simple, écrivez un petit mail à pauline.ladet@hotmail.fr qui se fera un plaisir de vous ajouter à la newsletter qu'Igor rédige en français et vous recevrez des nouvelles en direct depuis le milieu de l'Océan Pacifique !

 

(1) Précision : il ne faut pas non plus oublier les solitaires (Joyon / Coville) qui vont partir à l'assaut du globe sur 3 pattes, parce que ça aussi ça va nous tenir en haleine pendant les prochaines semaines.

 

12:40 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : exploit, voile, sport, amateur

vendredi, 19 octobre 2007

Les croisiéristes en visite [de plus en plus] "express"


Quoi de neuf à l'horizon ?
Nombreux croisiéristes en ville

Si vous fréquentez le littoral, ses ports ou ses îles, vous avez forcément déjà croisé des croisiéristes ... Si si vous savez ces passagers fraîchement débarqués de gros paquebots qui arpentent au pas de course les ports d'escale. Et pour cause ! : le temps du croisiériste est compté, ce temps entre le moment où il pose les pieds sur le quai et le moment où il doit regagner le bord via son car ou sa navette maritime.

 

Mais savez-vous que, non content d'être strictement chronométré, ce temps exquis de l'excursion qui permet l'immersion dans l'Histoire ou la Culture d'un pays différent chaque jour, ça c'est du slogan !, ce temps d'escale donc est de plus en plus réduit ?!

La faute à qui ? La faute à quoi ? A l'époque moderne bien sûr ! Aaïïï "Tout fout le camp ma Bonne Dame" !



Extrait d'un article de Tourmag 
"Certains navires quittent désormais la rade à partir de 17 heures au lieu de 20 h voire 23 h auparavant. Il s'agit avant tout d'un problème d'économie car les unités veulent rejoindre leur prochaine escale à vitesse réduite afin de diminuer leur consommation de carburant. Cela se traduit par une diminution du temps consacré aux visites à terre."

 

08:20 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 14 octobre 2007

Déconstruction de navires, "2 poids - 2 mesures" ?

Suite à une décision récente (lisez une dépêche ou visionnez le reportage au JT de 20h) de la court suprême indienne, l'ex paquebot « France » serait autorisé à se faire déconstruire dans les chantiers d'Alang en Inde. D'après un article du Figaro la démolition est imminente.


La fin de l'ex France ici devant la plage indienne d'Alang.
En ce même lieu, il y a peu, un autre ex fleuron français
... le Clemenceau


Vous vous souvenez certainement de l'histoire rocambolesque du Clemenceau qui aurait du subir le même sort en mêmes lieux. Mais Jacques Chirac, alors président de la République Française, avait rappelé le porte-avions depuis son mouillage devant les plages indiennes pour un retour à son berceau de Brest via le Cap de Bonne Espérance (à l'aller les français avaient payés, dans la douleur, leur écot aux autorités du Canal de Suez). Bref une aventure peu glorieuse résumée par un dessin humoristique tranchant ...

 

D'habitude le temps possède des vertus apaisantes. Mais il s'agit ici d'un cas d'espèce où au contraire, le temps passé aurait plutôt tendance à donner aux acteurs de l'affaire du Clem' un goût encore plus amer. En effet un rapide calcul montre, en prenant les hypothèses les plus défavorables, que le Blue Lady est proportionnellement 2 fois plus amianté que le Clemenceau !

2 poids ...
Clemenceau :
- poids du bateau : 24 200 tonnes
- poids d'amiante :  1 000 tonnes (poids "tout compris", c'est à dire en ignorant le désamiantage partiel réalisé sur le Clem' avant "envoi" en Inde)

Pour le Clem' l'amiante représente moins de 4,2% du poids total.

Ex-France (Norway, Blue Lady) :
- poids du bateau : 13 960 tonnes
- poids d'amiante :  1 200 tonnes

L'amiante représente donc 8,6% du poids total de l'ex-France, plus du double de ce qu'il y avait à bord du Clemenceau. Le ratio danger couru par les travailleurs versus poids de la tonne d'acier récupérée est très nettement en faveur du Clem' !


Une décision ... qui ne fait que des perdants
Il est parfois des décisions dans lesquelles personnes n'a rien à gagner, c'est le cas de cette autorisation accordée par la court suprême indienne de détruire l'ex-France dans ses chantiers d'Alang.

- Cela peut donner des remords à l'Etat Français.
- C'est le comble de l'inégalité ... pour la Justice justice indienne !
- Cela confirme le manque à gagner pour les chantiers, qui ont ratés le Clem !
- C'est une bataille perdue pour les ONG luttant pour l'amélioration des conditions de travail sur les chantiers.


Mais il est vrai que les deux cas ne sont pas semblables en tous points.

D'un côté le propriétaire "principal" du Clemenceau était clairement identifié, en l'occurrence l'Etat français, et celui-ci n'a jamais fuit ses responsabilités : désamiantage préalable et engagements (formation / fourniture d'équipements / suivi) auprès des travailleurs sur les chantiers de déconstruction d'Alang.


De l'autre l'empilement des propriétaires (achats/reventes rapprochées, parfois même entre filiales d'un même groupe ... une technique éprouvée dans le monde maritime) mais surtout une capacité d'attente bien supérieure (le Blue Lady est mouillé/échoué, selon la marée, depuis plus d'un an devant Alang). Jacques Chirac ne pouvait pas "se permettre" de laisser, de longs mois, un navire de la marine française, fut-il désarmé, dans une situation aussi inconfortable ... Pourtant avec le recul, il s'avère que jouer la montre aurait pu porter ses fruits.


... 2 mesures !

Pour les autorités indiennes : mêmes circonstances mais ... d'autres heures, d'autres meurs.

Côté propriétaires de navires : mêmes intérêts mais ... d'autres décideurs, d'autres meurs.

 

22:20 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 06 octobre 2007

Les petits poissons dans l'eau ... nagent, nagent


C'est aujourd'hui le VRAI(1) départ de la Transat 6,50 (ne dites plus mini Transat c'est pas bon pour la com' !). L'occasion de souhaiter bon vent, en chanson, à ses passionnés de mer qui vont courir pour nombre d'entre eux "la course de leur vie". Une manière amusante de rappeler que les joies de la mer sont les mêmes pour tous, quelque soit la taille du bateau (2).

 

Comment dire "bon vent" aux marins solitaires et à leurs minis voiliers en 20 secondes ?
podcast

 

Cette ritournelle enfantine pourrait aussi devenir l'hymne de Liens de Mer, car elle résume bien l'esprit qui anime ce blog : partager le meilleur de l'actualité nautique ... sans prétention ... avec les moyens du bord.


Notes
(1) cette seconde et dernière étape de la Transat 6,50 est longue de 3.100 milles. Elle relie l'Archipel de Madère (Funchal) au Brésil (Bahia) et c'est d'ailleurs la plus grande deuxième étape de l’histoire de cette course : 3.100 mille à courir en solitaire sur un tout petit voilier à comparer aux "seulement" 1.100 milles de la première étape !

(2) Même si il est vrai que les petits poissons peuvent parfois devenir grands ... C'est le cas de la course qui, en 30 ans, a gagné ses lettres de noblesse, mais aussi des voiliers (ces minis transformés au fil des ans en de véritables prototypes) ou encore de certains skippers devenus de grands noms de la Voile. Lire à ce sujet les excellents témoignages de Jean-Luc Van den Heede et Loïck Peyron ou de Roland Jourdain et Jacques Caraës qui racontent leur 1ière mini Transat, de sacrées aventures ...

 

23:25 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Transat, musique, bateau

vendredi, 31 août 2007

Photo de mer, méfiez-vous des retouches


A l'instar de ce qu'il se passe pour les photos "people" (voir le sort réservé, il y a peu et contre son grès, au Président de la République en fonction par le journal Paris-Match), certaines photos de mer elles aussi sont retouchées pour enjoliver la réalité.


Voici par exemple une photo que j'ai utilisée pour illustrer un article de Liens de Mer parlant des joies du mouillage.

 

La photo de rêve (retouchée)

 
La photo originale



Mon oeil de matelot avait bien été intrigué par la frange blanche des vagues brisant aux pieds des falaises de l'étoile pourtant abritées du large (la côte sous le vent comme disent les marins). Mais je ne m'étais pas d'avantage formalisé.

A y regarder de plus près, avec la photo originale sous les yeux c'est évidemment plus facile (!), d'autres points révèlent le forfait. C'est le cas du catamaran en double (il n'a même pas subit une petite rotation) présent en haut de la lune et en bas entre deux branches de l'étoile. De la forme étrangement parfaite de la-dite étoile. Ou encore de la roche "reconstituée" au centre de l'étoile qui ne ressemble à rien. Sans parler de l'incapacité de situer géographiquement le lieu.

Bref voilà une photo trafiquée, certes avec talent, mais trafiquée tout de même !

 

Vous êtes maintenant prévenus : la retouche photo sévit, même pour les paysages marins qui sont pourtant déjà naturellement parmi les plus belles images du monde (voir la proportion de photos où l'eau salée est présente dans le porte folio d'un photographe comme Yann Arthus-Bertrand). 

Un passionné de mer avertit en vaut deux : ne vous laissez pas abuser par la communication moderne ... les plus beaux paysages marins c'est en mer qu'on les trouve !

 

22:20 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo de mer;belles images

vendredi, 27 juillet 2007

Le record de l'Atlantique de Groupama 3 (partie 3/3)


Une belle brochette ...
avant les barbecues des vacances !

Voici la suite des 2 articles précédents, dans un style un peu moins léché que les habituels articles de Liens de Mer, en raison du manque de temps ... avant le départ en vacances !



Groupama, plutôt un "petit" équipage
Groupama bateau plus léger nécessite un plus petit équipage (20% d'hommes en plus à bord d'Orange). Voici les listes en forme d'hommage à ces marins hors du commun.

Peyron : 12 hommes pour un record
Bruno Peyron, skipper
Roger Nilson, navigateur
Bernard Stamm, chef de quart, barreur
Ronan Le Goff, N°1
Jacques Caraes, régleur, vidéo
Florent Chastel, N°1, rigging
Ludovic Aglaor, chef de quart, barreur
Jean-Baptiste Epron, régleur, photo
Pascal Bidegorry, chef de quart barreur
Yann Guichard, barreur
Jean-Baptiste Le Vaillant, performer
Clément Surtel, équipier.

Cammas : un équipage de 10 personnes seulement
Franck Cammas - Skipper / Chef de quart / Barreur
Franck Proffit - Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel et voiles
Steve Ravussin - Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification
Frédéric Le Peutrec - Deuxième Barreur
Bruno Jeanjean – N°1
Sébastien Audigane - Deuxième Barreur / Responsable médical, prise de vue
Yann Guichard - Deuxième Barreur
Ronan Le Goff – N°1 / Responsable vidéo et cordages
Loïc Le Mignon – N°1 / Responsable accastillage et mât, prise de vue
Pascal Blouin (hors quart).

Au passage on note que 2 équipiers étaient déjà détenteurs du record avec Bruno Peyron. Lesquels ? Yann Guichard et Ronan Le Goff.

Il y a désormais 10 marins seulement qui sont les + rapides sur 24 h à la voile contre 12 précédemment. Bref ces sur-hommes-marins sont encore plus rares en 2007 qu'en 2006 !


L'Atlantique Nord, un record Mondial ? Non un record franco-français !
Les 2 équipages ci-dessus sont constitués à une exception près seulement (1 dans chaque "camp") de marins français. Mais c'est quasiment toute l'histoire de ce record qui est franco-français. Historique du record : que 2 non-français (Charlie Barr - UK et Steve Fossett - USA). Bref ça n'intéresse que les "riverains" mais pas les grandes nations maritimes (comme les italiens, ou dans l'hémisphère Sud les australiens ou néozeds). En plus les français sont les rois des bateaux les plus rapides au monde : les multicoques ! Bref un record mais qui reste "entre nous" ;-).


Perspectives d'avenir : vive les trimarans ?
Le succès de Groupama donne t'il raison à la vision d'Olivier de Kersauzon fervent défenseur devant l'éternel du voilier à 3 pattes ? Comme le disait à l'arrivée de Groupama 3 Vincent Lauriot Prévost, l’un des architectes du trimaran : « Construire un trimaran, c’était un sacré pari [...] « Geronimo » était notre base de réflexion ».
En tout cas ces bateaux ont ma préférence (lire mon hymne aux trimarans, rédigé à l'arrivée de la dernière Route du Rhum). Et l'actualité des chantiers confirme cette tendance : pour l'équipage (Banq Pop) comme pour le solo (IDEC, Sodebo), le seul récalcitrant est le polonais Roman P. avec son Bioton à 2 coques seulement.


Pleins de futurs records
Tout le petit monde de la voile s'accorde à le dire, c'est pour bientôt :
- la barre des 800 miles / 24h
- la traversée de l'Atlantique Nord en moins de 4 jours (mais les prochains records se joueront à quelques heures car il est déjà bien "compressé" ce record !)
- le tour du monde en moins de 50 jours (peut-être du 2e coup quand même !).


Des images du bord envoyées par les marins
Ravussin derrière les manettes ça donne de vraies images de marins : quelques manoeuvres (pas toujours photogéniques, les pros de la comm' ne goûtent pas au plaisir d'une belle manoeuvre) ou la grosse commission assis sur le chariot de GV (étonnant que la comm' officielle ai laissé passer) ou encore les vagues qui défilent le long de la coque comme dans un film truqué ... des images qu'on diffuserait en accéléré !!

L'année dernière : "Orange fait de la vidéo en live depuis le milieu de l'Atlantique", les télécoms c'est notre savoir-faire / le voilier géant Orange II notre vitrine ... Pipeau : maintenant c'est à la portée de tous par exemple de DBee, par contre il faut encore de sérieux moyens financiers.

 

Et si vous ne reteniez qu'une seule chose de la traversée ? Le plaisir !
Ils le disent avec les yeux qui brillent "30 minutes magiques à naviguer entre 39 et 42 noeuds !!!" ... Des hommes qui réussissent en prenant leur pied, ça nous change d'autres sports (suivez mon regard vers la grande boucle).

17:50 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voile, record, g-class, atlantique

jeudi, 26 juillet 2007

Le record de l'Atlantique de Groupama 3 (partie 2/3)


Elles sont pas jolies ces étraves ?

Groupama 3 a traversé l'Atlantique en moins de 100 heures (ah côté com c'est pas non plus un mickey LE Franck !). Comme promis, voici un point de vue signé Liens de Mer sur cet exploit.


Un départ ... spécial

Différence notable avec Orange, Groupama a quitté Newport et non New York où Orange était en stand-by. Franck et ses hommes ont navigué (en convoyage on est bien d'accord, avant le déclenchement du chrono) une 20aine d'heures supplémentaires, mais j'imagine que ce temps pour "monter sur la ligne" ... devait juste être un peu stressant surtout compte tenu de l'incertitude de la fenêtre météo ...


Un timing serré

La traversée s'est effectuée avec une fenêtre météo de qualité "moyenne". En effet, pour respecter son programme de ministre pardon son programme digne d'un président de la République française fraîchement élu, Groupama 3 a été obligé de se jeter dans l'arène océanique presque à l'improviste. Dixit Cammas "on prend ce qu'on a" mais par contre qu'est ce qu'ils l'ont bien exploité ce "vasistas".


Un bateau jeune

Le bateau Groupama 3 a été mis à l'eau il y a tout juste 1 an (voir la photo exclusive prise par votre serviteur pour la 1ière nav de plusieurs jours de Groupama 3). C'était donc il y a très peu de temps et l'engin à trois pattes a déjà 4 records à la voile et pas des moindre dans la besace !!!

 


Safran d'Orange II salement amoché
par un OFNI lors de l'établissement
du précédent record.
Une rencontre que Groupama a évité
de justesse : la casse du foil provient
d'un problème de conception.
Sur un record il faut aussi de la réussite !

Un bateau bien né

C'est étonnant, malgré la violence des chocs avec la mer (Groupama a rencontré sur la fin des mers croisées franchement dures), il n'est survenu en tout et pour tout qu'une seule avarie sur ce bateau tout neuf : une casse d’un foil courbe [il y a eu une autre avarie à l'intérieur : 2 bannettes ont explosé mais peut-on parler d'avarie pour un tel "accessoire" ? ... sur un record de quelques jours de toute façon l'équipage dort à peine]. Concernant le foil c'est une casse somme toute assez normale car c'est le premier voilier de cette taille à être équipé de ce type d'appendice ! Mais l'équipage reconnaît avoir aussi eu de la chance car un des barreurs a vu défiler à 20 m de la coque d'un flotteur une grosse bille de bois ... le genre d'OFNIs qui traînent en Atlantique Nord et qui avait d'ailleurs considérablement ralenti le précédent détenteur du record Bruno Peyron sur Orange en ayant raison de l'un de ses safrans.


Bon je m'arrête là car c'est encore plus tard qu'hier ... et ce n'est pas raisonnable ... la suite de cette analyse j'espère avant que je ne parte en vacances, des vacances bien méritées ;-).

03:25 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : G-Class, record à la voile, Cammas

mercredi, 25 juillet 2007

Franck Cammas, ce monstre (introduction)


Les Extreme 40 à Marseille,
pour sa 1ière participation, Franck aux avants-postes

Il y a peu lors de l'iShares Cup à Marseille, vous savez ces régates in shore de catamarans, je m'étais fait la réflexion que Cammas était un monstre [Quoi vous ne connaissez pas les Volvo Extreme 40, ces cata monotype high tech qui tiennent dans un container pour faciliter leur transport et qui ont été conçus pour animer les escales de la dernière Volvo Ocean Race ? Les fidèles lecteurs de Liens de Mer avaient été informés de la naissance de cette nouvelle classe atypique (ça ne rajeunit pas Liens de Mer !). Depuis ces cata possèdent leur propre circuit, régatant dans de nombreux ports européens sous la houlette de Dame Ellen].

 

Mais revenons à nos moutons, lors de l'iShares Cup qui se déroulait en rade de Marseille donc du 7 au 9 juillet, Franck Cammas prenait pour la première fois la barre de l'un de ces Extreme 40 et a terminé la 1ière journée de régate devant ! Bon la chance du débutant ? Et bien non car vu le plateau, même si la régate avait lieu dans "ses" eaux (Franck est originaire d'Aix en Provence), c'était encore une fois le coup d'éclat d'un grand marin ... qui depuis en a ajouté une couche supplémentaire en battant le record de la traversée de l'Atlantique Nord d'Ouest en Est à la voile sur son « Adidas ».

 

Un fait d'arme de plus sur son déjà très très très très très long palmarès ! Jugez plutôt : voici une liste non exhaustive de supports sur lesquels Franck a sévit ou fait figure encore actuellement d'épouvantail, pourtant certains de ces bateaux possèdent des skippers/équipes "spécialisés" dans leur série.

Le plus ancien
- Figaro (en 1997, il y a 10 ans, Franck gagnait l'épreuve phare : La Solitaire !)
Les plus connus
- catamaran monotype SailingOne (Trophée Clairefontaine)
- trimaran de 60 pieds (ORMA)
Les supports marginaux où Franck brille
- D35 (sur le Lac Léman)
- Open 7,50 (Spi Ouest-France)
- Extreme 40 (iShares cup).


Un bel éclectisme, non ? Et à chaque fois la réussite est au rendez-vous sur l'eau.

 

Demain la suite ... avec le regard de Liens de Mer sur ce nouveau record. Il est déjà tard et ce n’est pas parce que je peux à nouveau surfer sur Internet (ah cette informatique quand ça tombe en panne quelle misère …) que je dois passer des nuits blanches ;-).

00:55 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Portrait, Cammas, Extreme 40

samedi, 21 juillet 2007

Gardiens de phare, les derniers des mohicans


Le phare : une machine à rêves !

On n'arrête pas le progrès à terre comme en mer et depuis plusieurs années les gardiens quittent les phares (même les plus mythiques comme le phare d'Ar Men posé sur le dernier caillou, celui le plus à l'ouest de France, au bout de la chaussée de Sein) pour laisser place à « l'automatisation ».



Néanmoins en 2007 il demeure 20 édifices français qui, sous leur lumière rassurante pour les marins, abritent encore une présence humaine. Ce qui représente 40 gardiens de phare toujours en activité pour la métropole. Comme pour les anchois: le gardien de phare est une espèce menacée mais par encore totalement éteinte (voir aussi le message du WWF ci-contre concernant la biodiversité) !



Parmi ces 20 phares « vivants », voici la liste des 7 derniers phares habités et posés sur des îles :
 le phare de l’île Vierge
 celui de l’île de Sein
 celui de Chausey, en Manche
 celui des Sept-Iles sur l’île aux Moines
 le phare de Pen Men sur l’île de Groix
 le phare de la Pointe des dames sur l’île de Noirmoutier
 et celui de Cordouan en Gironde, qui est le dernier phare « en mer » avec un gardien [les autres phares listés ci-dessus sont situés sur des îles : une simple différence de taille du caillou].



Ce qui fait que ces phares restent habités ?
Souvent leur dimension touristique, savant dosage d'éloignement pour l’aventure mais pas trop pour les rotations de navettes … la plupart de ces phares étant ouverts aux visiteurs l'été. Le gardien de phare n'est donc plus si solitaire, du moins à la belle saison !

 


Phare : "avant le naufrage,
les rats quittent le navire "

Les phares illustrent les évolutions de notre société
Si l’existence des phares ne se justifie plus autant par leur utilité maritime, ils restent néanmoins allumés pour quelques temps encore mais pas de doute possible : les systèmes de navigation moderne auront raison de leurs lanternes et les feront disparaître tous. Ça fait drôle d’imaginer qu’un jour les plaisanciers passeront à côté de bâtiments fantômes parfois construits au péril de leurs vies par des hommes pour sauver d’autres hommes des dangers de la mer, … comme l'on passe aujourd'hui sur le chemin de nos vacances d'été à proximité de ruines de châteaux autrefois lieu d'ultime refuge, citadelles vitales, elles aussi devenues fantômes dont il ne subsiste outre la mémoire que quelques pans de murs ... les temps changent.


Nous n’en sommes pas encore là, les phares ne sont pas en train de s’éteindre mais de se vider de toute présence humaine. Et si de nos jours de très rares phares restent encore habités il faut être conscient qu'on le doit (temporairement ?) à un nouveau mode de vie : la fameuse et ici incontestable « société de loisirs ».

 

14:25 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : phare, mer

vendredi, 04 mai 2007

La semaine de la mer et de la voile en images


Velux 5 Oceans, une victoire sans partage

Bernard Stamm ? Une maîtrise parfaite dès le démarrage (en trombe) de ce tour du monde à la voile et 3/3 pour les victoires d'étape. Un doublé dans l'épreuve, une belle fin pour le voilier construit de ses mains, une belle revanche sur le dernier Vendée Globe dont il n'avait pas pu prendre le départ et une bonne préparation pour ses 2 TDM à venir !


 

Naufrage du Gourinis


Le Gourinis avant ...
dans son "lit" au port de Sauzon

  


Le Gourinis après ...
avoir touché les "Trois-Pierres"

Vous pouvez aussi regarder le film du naufrage pris depuis un navire venu au secours des passagers : la vidéo.

 

America's Cup

1. Les espoirs français d'atteindre les 1/2 finales s'envolent.

2. Les class America sont des bateaux avec un "range" d'utilisation très étroit. Pas assez de vent : retour au port car les régates sont jugées trop hazardeuses / Trop de vent, peur de la casse, même conséquence : pas de régate !


Class America ...
trop de vent : casse assurée

 

Dimitri Nicolopoulos confiait dans une ITW que si on couchait un Class America à 90° sur l'eau sa quille casserait. L'optimisation de ces voiliers passe par des calculs de structure au plus juste tirant les coefficients de sécurité synonymes de poids vers le bas. Parler de compétition à la voile comme d'une seule discipline c'est aussi approximatif que de faire un tout des "jeux de ballon" : si un Class America ne peut naviguer au dessus de 25 noeuds de vent en sécurité et casse sa quille avec 90° de gite, d'autres voiliers monocoques font des tests de retournement à 180° et naviguent en solo dans 60 noeuds de vent voire plus !


Dans la classe IMOCA ...
test de retournement à 180 degrés ... suspens !

21:40 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voile, photo

samedi, 28 avril 2007

A l'Espace Louis Vuitton, la Cup au coeur de Paris


Louis Vuitton a donné son nom
à l'épreuve éliminatoire de l'America's Cup
(En 2003, Ernesto n'est que qualifié pour la
finale mais c'est déjà une grande victoire !)

Pour les lecteurs parisiens de Liens de Mer (nombreux : plus de 15% d'après ce que je comprends de Google Analytics installé depuis peu) mais aussi pour les, encore plus nombreux, français de province qui montent de temps en temps à la capitale : il est possible de suivre les régates de l'America's Cup en images et en direct (maintenant qu'il y a du vent, il y a des régates ...) gratuitement à l'Espace Louis Vuitton en haut des champs Elysées, en semaine mais aussi le week-end !

 

 

De notre envoyé spécial (Nam, grimé en VIP pour l'occasion)

 

On sort du RER face à l'Arc de la France triomphante. Puis on descend quelques centaines de mètres sur les champs Elysées, sur les traces de grands évènements (au hasard le tour de France cycliste) voire sur les pas de grands hommes fêtés ici en héro (à chacun ses souvenirs : pour certains Eric Tabarly - 1976, pour d'autres des champions du monde en bleu - 1998). On se trouve soudainement immergé au milieu d'une foule cosmopolite, c'est le signe palpable que vous venez d'atteindre le coeur du rayonnement international du luxe français : ce tourbillon de touristes à dominante asiatique ont parcouru comme vous des centaines voire des milliers de kilomètres pour venir dans le sein des seins de la planète Mode : ils sont en France, à Paris, sur les champs Elysées ... Vous aussi vous êtes à 2 pas de conquérir votre Graal : vous êtes arrivés, à l'angle des champs Elysées et de l'Avenue George V, devant le magasin Louis Vuitton.

 

On passe en coulisse, rue de Bassano. L'entrée des artistes ne paye pas de mine pourtant un étonnant sentiment de fierté vous envahi car ... vous pénétrez dans l'une des maisons où naît le luxe français, et non du côté public mais du côté "créateurs". Accueil par une hôtesse qui vous conduit au 7ième ciel 6ième étage. A la sortie de l'ascenseur, vous dominez Paris, et ses toits métalliques à perte de vue. Là-haut l'espace est dédié à l'évènement voile de l'année 2007. Au centre trône (trop discrètement à mon goût) la coupe Louis Vuitton - Louis Vuitton Cup objet de toutes les batailles sur l'eau qu'on s'attendrait à voir en ce moment plutôt du côté de Valence - Spain, mais non elle est là en plein Paris ! A gauche : un espace Areva Team (plutôt calme). A droite : un espace Louis Vuitton (plutôt agité, les employés du malletier sont ici chez eux). Partout des goodies à gogo comme pour tout évènement de communication qui se respecte : stylos, porte-clefs, posters, flyers de tout genre ... mais aussi une maquette du Class America défendant les couleurs tricolores assorti d'une batterie de cordages exotiques utilisés sur ces voiliers high-tech. Un verre ou une tasse à la main vous pouvez vous approcher des écrans géants qui diffusent les images des régates, et des écrans d'ordinateurs branchés sur Live Sailing pour mieux vibrer avec la foule (enfin ça doit dépendre des jours).

  

Voilà donc une idée de sortie pour les accros à l'America's Cup pouvant se rendre à la capitale. En espérant que l'afflux de passionnés de voile sans le sous (sans abonnement à Sport+ pas moyen de suivre l'America's Cup à la télévision française !) n'altèrent pas l'ambiance "happy few" qui règne la haut.

  

A votre tour de marcher dans les traces de Nam pour le fun, pour repartir avec un petit souvenir à l'attention de votre progéniture ou de vos amis voileux, pour la vue sur Paris, pour vivre les régates en direct ou encore pourquoi pas pour faire remonter les souvenirs que vous évoque le lieu, n'est-ce pas Pat ? [pardon aux lecteurs anonymes de Liens de Mer, il s'agit d'une référence à une précédente vie].

 

 

Informations pratiques

  • Quand ? Pendant la durée de la Louis Vuitton Cup et de l'America's Cup. De 12h00 à 19h00 du lundi au samedi, de 13h00 à 19h00 le dimanche.
  • Où ? A l'Espace Louis Vuitton, 60 rue de Bassano, 75008 Paris.

 

15:35 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : America's Cup, voile, Paris, tourisme

mardi, 24 avril 2007

Liens de Mer fête ses 2 ans


Deux côté tradition ? Voiliers jumeaux
de la marine française

Cela fait aujourd'hui 2 ans que Liens de Mer a ouvert ses portes pour couvrir l'actualité maritime différente et pas pareille.

 

Je pourrais pour cet anniversaire vous parler des coulisses d'un blog à succès (d'estime). Mais Liens de Mer reste plus que jamais fidèle à sa ligne éditoriale : la mer, rien que la mer, tendance plaisance à la voile, entre informations et émotions.

 

Voilà donc 2 ans que je prends un vrai plaisir à dénicher des infos nautiques originales restées dans l'ombre des grands médias et à les partager avec vous à travers la revue de presse nautique.

 


Deux côté high-tech ? Duel de Class America
(rêve de finale)

Depuis 2 ans c'est aussi un grand bonheur de se saisir de la plume (enfin je veux dire du clavier) puis de prendre le temps de rédiger des notes marines portant un regard non-officiel mais éclairé sur les évènements qui font l'actualité maritime.

 

Enfin c'est toujours une énorme joie de découvrir les pépites du large déposées par tout en chacun (mention spéciale à Tof).

 

  

Bon anniversaire à Liens de Mer et bon vent à tous ses lecteurs.

Nam.

 

23:55 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Anniversaire, Liens de Mer, ligne éditoriale

vendredi, 13 avril 2007

Suivre l'America's Cup


L'America's Cup ? Une histoire de duels ...

Vous l'aviez certainement deviné ici, je ne suis pas un fan de l'America's Cup. Et pourtant comme tout voileux qui se respecte, difficile de snober cet "évènement" qui débute lundi !

 

Les motifs majeurs de mon désintérêt ?

Tout d'abord je reste définitivement sur ma faim avec les informations fournies par la "couverture officielle". Aahhh la vacuité des communiqués de presse repris en boucle, aahhh l'incompétence notoire des grands médias généralistes en matière de nautisme ... Quant à patienter jusqu'à la sortie de mon magazine voile préféré ? L'attente m'est insupportable(1) ! Bref je ne vous fais pas un dessin, c'est de cet accablant constat qu'est née, modestement, la ligne éditoriale de Liens de Mer.

Autre motif de mon désintérêt ? Je ne suis pas prêt à sortir un centime de ma poche pour suivre les retransmissions en direct des régates sur ma télé, mon PC, mon téléphone portable ou que sais-je encore. C'est une démarche paradoxale de l'organisation : d'un côté il y a sélection par l'argent de "spectateurs d'élite", de l'autre la volonté de faire de l'America's Cup un évènement majeur, ouvert au grand public. Dans cette segmentation "grand écart" du public, je ne me reconnais nulle part : je ne suis ni le passionné fortuné disposé à payer pour suivre l'évènement de près(2), ni M. Tout le Monde capable de se satisfaire du vernis d'un journal télévisé.

 


... qui a tiré parti des évolutions technologiques,
les spectateurs aussi ?

Le salut viendra t'il de la richesse du Web ?

Pour la première fois, Internet et la capacité qu'a tout un chacun de publier du contenu via les blogs pourraient se révéler être de vraies sources d'information alternatives plus à même de satisfaire les passionnés de voile que nous sommes.

Voici donc quelques ressources Internet exclusivement francophones comme il se doit, certaines expérimentées depuis quelques semaines déjà, pour suivre l'America's Cup dans l'esprit Liens de Mer.


L'AC vu de l'intérieur, du vécu et des anecdotes

- Dimitri Nicolopoulos (coordinateur du design team Areva K-Challenge) trouvera t'il le temps de poster entre 2 régates, aura t'il la force de caractère nécessaire pour nous informer après chaque défaite ? ... réponse avant les 1/2 finales.

 


L'AC vu de l'extérieur, regards pointus d'analystes ou simples observateurs de drôles de moeurs


- une observatrice suisse. Isabelle Musy est-elle toute acquise à la cause d'Alinghi, sera t'elle nous informer pendant la première phase de l'évènement (la Louis Vuitton Cup) à laquelle les suisses ne participent pas ? ... réponse en la lisant régulièrement.

- même PYL s'y met ! Petites entorses, pas des membres inférieures cette fois ci ;-) : "Au large" va parler de régates à la journée, et PYL passe la main à Loïc Le Bras ... succès assuré ! D'ailleurs l'Express ne s'y est pas trompé ... la pub débarque.

 

Un blog mixte

- un blog suisse tenu à plusieurs mains par une journaliste (Valérie Demierre) et un membre d'Alinghi (Yves Detrey «boat captain»).

 

Cette liste ne demande qu'à s'enrichir de nouveaux sites "non officiels" sur l'America's Cup. Si vous trouvez un site francophone pertinent et régulièrement mis à jour pour suivre l'évènement voile de l'année 2007 hors des sentiers battus, laissez un commentaire.

 

___ 

Note :

(1) heureusement l'attente est souvent récompensée : le support papier révèle toutes les qualités des photos et le recul apporté par le temps autorise des analyses plus pertinentes.

(2) je préfère pour la somme de « americascupanywhere » changer ma vieille poulie d'écoute de GV.

16:45 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : America's Cup, voile, voilier, blog

vendredi, 16 mars 2007

Question / réponse sur le tour du monde à la voile de Maud Fontenoy


Pour Maud l'adversité est aussi à terre

Revenons sur l'arrivée de Maud Fontenoy et à travers un jeu de 3 questions simples, jetons un regard éclairé sur son projet "à contre courant".

 


Maud a t'elle fait le tour du monde ?
Oui et non.

Oui, Maud Fontenoy est parti d'un point du globe et elle y est revenue en faisant toujours cap à l'Ouest, traversant tous les méridiens. Pour le commun des mortels Maud a effectué un tour du monde.

Non, un tour du monde à la voile ne peut être comptabilisé par le WSSRC (World Sailing Speed Record Council) que si il remplit un certain nombre de critères dont 2 ne sont pas satisfaits par le périple de Maud (voir la règle 26.a). Maud n'a en effet pas traversé l'équateur et n'a pas non plus parcourue la distance minimale de 21 600 miles nautiques sur une "route théorique" sans tenir compte des inévitables zigzags quand on navigue contre les vents. Maud a relevé à son "compteur" une distance de 21 300 miles, en comptant les bords (nombreux) et les marches arrières (heureusement plus rares).

 


Maud a t'elle accomplit une performance sportive ?
Non.

Maud vient de passer 151 jours en mer pour aller de la Réunion à la Réunion, là où Jean-Luc Van Den Heede avec le même bateau avait en 2003 réalisé un "vrai" tour du monde contre les vents avec départ et retour à Ouessant en moins de temps (seulement 122 jours 14 heures et 3 minutes). Maud ne s'est jamais présentée comme une professionnelle de la compétition à la voile et ne brigue pas un record, fut-il féminin. Certes son démâtage lui aura valu une petite perte de temps (qu'on peut estimer au plus à 3 semaines) mais sa modeste moyenne est surtout due à un rythme de croisière.

 


Maud a t'elle accompli un exploit ?
Oui.

C'est incontestable et c'est d'ailleurs assez irritant de voir fleurir des commentaires de puristes qui depuis leur clavier avancent des arguments fallacieux (je cite : « elle s'est traînée / elle n'a pas fait un "vrai" tour du monde / elle en fait trop côté communication avec son sponsor l'Oréal », j'ai par exemple entendu dire à certaines langues perfides qui heureusement ne manquent pas d'humour que "Maud effectuait un crash test pour les nouveaux produits de beauté de la gamme"), bref ces extrémistes de la chose maritime ne veulent pas reconnaître à Maud la valeur pourtant réelle de son exploit.

En tous cas en ce qui me concerne, j'applaudis des 2 mains l'aventure de Maud mais aussi la couverture multimédia remarquablement assurée par WindReport qui m'a permis de vibrer tous les jeudis à l'écoute de la vacation hebdomadaire de la miss et de prendre la pleine mesure de ce qu'elle a accompli.

18:25 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tour du monde, voile, mer, bateau

mardi, 13 mars 2007

Maud Fontenoy, retour à terre en vue


Allo Maman ? Bobo !
Maud va arriver esquintée,
mais entière à la Réunion

Maud Fontenoy est sur le point de terminer son périple à contre courant et devrait atteindre l'île de la Réunion au plus tard après-demain jeudi 15 mars 2007 sous gréement de fortune. Tous vos journaux, toutes les radios (françaises) vont abondamment parler de cet "exploit" (1). Liens de Mer vous propose de porter votre regard un peu au delà de la joie des retrouvailles : "un tour du monde et après ?".

 

 

Sur le plan personnel
Hors mis le traumatisme d'être assaillie par la foule et d'expérimenter dans sa chair la violence de notre quotidien de terrien, émotions auxquelles vont se mêler les joies de retrouver ses proches et le (re)confort de la vie moderne (douche, fruits frais ...); Maud va subir les contre coups de ses 5 mois passés en mer :

- Maud a de fortes chances de tomber malade (en mer il n'y a pas d'exposition aux microbes). En plus avec la pression qui retombe, le corps, soumis à rude épreuve, se manifeste plus que jamais

- Maud va conserver un rythme de sommeil perturbé (un rythme pas adapté à la vie à terre avec un réveil toutes les 2 heures, compter 15 jours voire un mois pour revenir à un sommeil normal constitué d'une nuit pour 24 heures)

- Direction l'hôpital, Maud va passer sur le billard pour re-casser son pouce afin qu'il se soude correctement (il s'est ressoudé de travers en mer et cette opération lui permettra de retrouver une mobilité pour ce doigt, mobilité aujourd'hui perdue)

- Repos (trouvera t'elle le temps ?) car moins d'activités physiques c'est le seul remède efficace pour se remettre, enfin, de ses tendinites.

 


Ici commence le "road show"
Maud a pour les mois à venir un programme qui n'a rien à envier à celui d'un candidat en campagne électorale à la présidence de la République Française.

- court terme : de très nombreuses sollicitations médiatiques post arrivée

- moyen terme : en juillet-août, Maud sera à bord de l'Oréal (rapatrié en cargo et remâté) pour un tour de France avec son sponsor. Elle naviguera en équipage de port en port pour donner des conférences et emmener les gens naviguer sur son bateau

- long terme : réaliser un film du projet avec les très nombreuses images prises à bord, écrire un livre, et encore et toujours donner les fameuses conférences - débats - rente comme tout grand aventurier qui se respecte (2) ... Une activité lucrative à destination des entreprises du CAC 40 toujours à l'affût de "grands témoins" pour distiller le rêve et l'aventure à leurs collaborateurs, ou motiver leurs réseaux de distributeurs.



Bienvenue à terre Maud ...


___
Notes
(1) pour les septiques je rappelle que seulement 5 hommes ont réalisé une circumnavigation à la voile à contre-courant (dont le dernier en date n'est autre que Jean-Luc Van Den Heede à bord d'Adrien devenu depuis l'Oréal Paris) ... et 1 seule et unique femme l'anglaise Denise (dite Dee) Caffari. Maud est le 7ième être humain à partir à la voile d'un endroit du globe pour y revenir, contre les vents même si contrairement à certains ou certaine, elle a fait un tour du monde un peu plus court évitant la descente puis la montée dans l'océan Atlantique.

(2) Maud rejoindra ainsi dans les listings des sociétés spécialisées en "intervention de personnalités" les Gérard d'Aboville, les frères Bourgnon, Emmanuel Coindre, Jean-Luc Van Den Heede ou Isabelle Autissier ... pour se limiter au monde maritime.

18:30 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Maud Fontenoy, voile, tour du monde, terre

vendredi, 02 mars 2007

La mer impose une vigilance de tous les instants