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vendredi, 27 novembre 2015

Les drones débarquent dans la course au large !

Les drones, ces drôles de machines volantes qui sont entre autre capables de tourner des images du ciel mieux qu'un hélicoptère, débarquent pour filmer la course au large.

 

Les prémices : filmer une course au large mais ... côtière ;-)

Les premières images de ce type ont été tournées lors du défi Azimut 2014 et ça donnait ça pour les IMOCA (la régate des Ultimes avait aussi eu les honneurs du quadripod aérien) :

 

On notait que les prises de vues avaient été effectuées par un temps de demoiselles et par un opérateur (doit-on dire pilote ?) depuis l'extérieur des voiliers. A l'époque je m’interrogeais : sous quel délai verra t'on des images de ce type filmées depuis le bord par l'équipage via un "drone embarqué" ?

 

Le drone embarqué de Spindrift : une première mondiale !

Et bien nous avons aujourd'hui la réponse. Ce vendredi 27 novembre 2015 ouvre une nouvelle ère ! Après les marins muets sont arrivés les échanges épistolaires au lance-pierre (cf Moitessier) puis les crachouillis audio avec le relai par Saint-Lys Radio puis ... je vous épargne certaines étapes ... les communications grâce au téléphone satellite, les photos envoyées quasi en temps réel puis ensuite les vidéos du bord et maintenant voici les images des voiliers de course au large filmés en situation par des drones.

Voici donc cette première vidéo historique :

 

Une première rendue possible grâce aux moyens financiers importants de l'équipe Spindrift engagée dans le record autour du monde en équipage dit Trophée Jules Verne et leur "média man" derrière les commandes du drone : Yann Riou [1] !

 

Les coulisses de cette première mondiale

Utiliser un drone c'est ... une aventure en soit ! Extrait du carnet de bord de Spindrift, le 27/11/2015 par Dona Bertarelli :

"On avance doucement. C’est l’occasion de sortir le drone ! Les masses magnétiques présentes sur le bateau perturbent son compas. Yann Riou notre talentueux media man ne désespère pas de pouvoir vous envoyer des séquences de Spindrift 2 en action.
Après une première tentative non concluante, voici que le drone s’envole. Guidage périlleux pour les premiers mètres car notre vitesse et les turbulences générées par nos voiles sont importantes.
Tel un oiseau, voici que le drone nous survole, nous suit, nous dépasse et semble vouloir jouer avec nous. On en oublie presque que Yann le pilote.
L’atterrissage s’avère encore plus périlleux. Thom réussi à l’attraper, non sans mal, et s’en sort avec une légère griffure à l’avant bras. En plus du casque et des gants de protection, c’est en cirés qu’il faudra à l’avenir manipuler notre animal de compagnie."

 

Et la suite ?

Quelle(s) prochaine(s) surprise(s) nous réserve les progrès technologiques en général et la communication en mer en particulier ?

 

Note : [1] Yann Riou a testé - et perdu ! - des drones lors de la Volvo Ocean Race 2011-12, il officiait alors comme media-man embarqué sur le monocoque victorieux Groupama skippé par Franck Cammas.

lundi, 31 octobre 2011

Florence Arthaud miraculée !

Dans la nuit de samedi à dimanche (du 29 au 30 octobre 2011), la navigatrice Florence Arthaud est tombée à la mer en allant "au petit coin du balcon" (ie "les toilettes extérieurs" bien connus des navigateurs). Elle naviguait alors seule sur son Figaro « l'Argade II » entre l'Italie et le Cap Corse.

Elle a pu signaler l'incident grâce à son téléphone mobile étanche qu'elle avait sur elle ... en appelant sa maman qui a déclenché la chaîne des secours.

Tombée à l'eau aux alentours de 23h15, elle aura séjourné un peu plus de 2 heures dans une eau à 17°C avant d'être hélitreuillée. Au final, en plus d'une énorme peur, elle n'a été victime que d'une légère hypothermie.

 

Pour en savoir plus : voir le témoignage vidéo de Florence Arthaud et un court témoignage audio.

 


Espérance de vie d'un être humain
dans l'eau en fonction de la température


Pour éviter pareille aventure : il aurait fallu juger que la situation était à risque et porter un harnais mais c'est plus facile à dire qu'à faire !

Analyse personnelle des risques :
- mer plate => no risque
- "manœuvre" maîtrisée => no risque
- nuit => risque
- seule => risque.

La vie en mer tient parfois à très peu de choses, en l’occurrence les faits avérés suivants :
- avoir un téléphone mobile étanche sur soi (acheté depuis peu par Florence semble t'il)
- arriver à composer un numéro (sans lunettes) et à joindre quelqu'un tard le soir
- porter une frontale étanche et puissante (ce qui a facilité la localisation par les secours)
- tomber dans une eau pas trop trop froide (l'espérance de vie dans une eau à 4°C est de 2h maximum)
- une bonne condition physique, Florence est une sportive de 54 ans.

 

Puisque dans cette mésaventure tout est bien qui fini bien, je me permet de terminer sur un mauvais jeu de mot : "la vie ne tient parfois qu'à un (coup de) fil".

 

Mise à jour du 10/03/2015 :

Florence Arthaud est décédée dans un accident d’hélicoptère.

 

jeudi, 30 juillet 2009

La communication en voile comme ailleurs ... c'est tout un art

Voici une photo de Franck Cammas (en blanc) et Thomas Coville (casaque rouge) courant côte à côte sur les quais de New York city pendant leur stand by(1).

 

Vous n'avez rien remarqué ?

 


Thomas et Franck ou Franck et Thomas ?
Là est la question

Cette photo a été prise puis ingénument diffusée par l'équipe de com' de Groupama et pour cause ... elle est "honteusement" à l'avantage de son poulain Franck au détriment de Thomas !

 

Décryptage de cette image :


- Franck, qui est pourtant beaucoup plus petit, apparaît aussi grand que Thomas

- Franck est souriant et a le visage détendu, au contraire le visage de Thomas est traversé par un rictus !

- Franck a une foulée aérienne, reléguant Thomas et sa puissance à une longueur derrière.

... Au cas où vous en doutiez encore, dans ces écuries nautiques, rien n'est laissé au hasard pas plus à terre dans le domaine de la com' qu'en mer sur leurs machines à battre les records.

 

Quand à diffuser une photo où seraient présents à la fois Franck Cammas et Pascal Bidegorry ... n'y songez pas, cela aurait prêté le flanc à une comparaison entre les 2 écuries concurrentes alors que parler de l'adversaire c'est tabou dans les plans de com', même lorsqu'on s'élance simultanément pour battre un record (une première mondiale !). Dommage car lancés côte à côte dans un duel de 4 jours sur l'Altantique Nord, la comparaison entre les 2 bateaux à conditions météo presque égales (Groupama est parti 2h30 plus tôt que Banque Pop') il n'y a que ça qui intéresse les passionnés de voile comme nous. Pour autant ne comptez pas sur Groupama et Banque Pop' pour modifier leurs communications : ils continueront de s'ignorer superbement ... l'intérêt des uns (nous) n'est pas celui des autres (les chargés de communication).



PS : en tout cas c'est plus constructif de disserter sur la com' nautique que d'utiliser Liens de Mer pour faire de l'autopromotion (cf les derniers commentaires postés dans la revue de presse).

 

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Note

(1) les 2 skippers attendaient une fenêtre météo propice à une traversée de l'Atlantique express, l'épreuve reine de la voile océanique : chacun d'eux va tenter d'améliorer son propre record (en équipage pour Franck et en solo pour Thomas).

vendredi, 15 mai 2009

Intérêts comparés des internautes pour le Vendée Globe et la Volvo Ocean Race

J'avoue que depuis l'arrivée du Vendée Globe j'ai un peu lâché prise et ne traque plus aussi fidèlement l'actualité nautique ... l'activité de Liens de Mer s'en ressent.

Quel grand évènement maritime, course au large ou autre, pourrait me refaire plonger ? La Transat BPE n'y est pas parvenu, ne parlons pas des rebondissements judiciaires de l'America's Cup qui me laissent sans voix ou encore des non-évènements nautiques qui eux me laissent sur ma faim comme les premières navigations du plus grand trimaran à voile du monde (le Banq Pop de Pascal Bidégorry) qui finalement n'aura fait que des essais ... liste non exhaustive de l'actualité nautique sans relief de ce début d'année 2009.

Non la vraie grande course à la voile du moment c'est la très anglo-saxonne et très business oriented Volvo Ocean Race. Mais le public français n'accroche pas et comme Google Trends (1) le confirme je ne suis pas le seul à "bouder" cet évènement.



Faites joujou avec ce gadget : comparez les courbes et vous verrez que l'analyse coule de source !
- le Vendée Globe est une course de 3 mois seulement / La Volvo Ocean Race est plus longue
- Le Vendée Globe est terminé / pas la Volvo Ocean Race
- En France, le Vendée Globe atteint des niveaux records de fréquentation alors qu'en comparaison la Volvo Ocean Race, elle, ne décolle jamais ! Pourtant cette course suscite sur la durée un vrai intérêt au niveau mondial (pour le constater jonglez dans la liste entre Tous les Pays / France).

Conclusion :
L'attitude des internautes (représentatifs du grand public ?) vis à vis de ces 2 évènements maritimes de portée mondiale reste très influencée par leur localisation géographique et mon comportement (ma désaffection pour la Volvo Ocean Race) est somme toute classique pour le français que je suis. De fait on constate que ces 2 courses au large à la voile, bien qu'étant des tours du monde, sont encore loin d'être "mondialisées" (2).


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NOTE
(1) Google Trends restitue sous forme de graphique et dans le temps, la fréquence des mots cherchés sur le web grâce à Google
(2) je note que le site officiel de la Volvo Ocean Race n'est d'ailleurs pas francophone; ça ressemble un peu à la question tautologique sur l'origine de l'oeuf : qui de l'oeuf ou de la poule a fait ... ?

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PS
En marge du sujet premier de cet article, Google Trends nous révèle aussi les 3 temps forts de l'édition 2008-2009 du Vendée Globe, à savoir chronologiquement : le départ des Sables, l'accident de Yann Eliès dans les mers du Sud et les fêtes de fin d'année des solitaires ?! Trois évènements qui devancent, et de loin, la victoire annoncée (au moins depuis le Cap Horn) de Michel Desjoyaux.

 

dimanche, 26 avril 2009

Lilypad : des villes amphibies pour les réfugiés climatiques


Quand l'Utopie prend la forme d'une île artificielle

L’architecte belge Vincent Callebaut a travaillé et présenté un concept d' "éco-cités flottantes" ou villes amphibies. Ce projet a été imaginé comme une réponse technique pour héberger les populations côtières avant qu'elles ne soient victimes de la montée des eaux des océans causées par le réchauffement climatique.



Caractéristiques résumées de ces îles artificielles :
- autonomie énergétique : panneaux solaires, éoliennes, énergie marémotrice
- faune et flore : développement autour d'un lagon central d'eau douce alimenté par les eaux de pluies
- trois montagnes dédiées à chacune des activités humaines : travail, commerces et loisirs (1).

Un projet d'arche de Noé high-tech clairement utopique (temps de réalisation de l'ordre du siècle, coût de fabrication très très élevé, capacités réelles de l'île à résister aux agressions du milieu marin ?) mais néanmoins terriblement séduisant.

 


Pour aller plus loin :

- présentation rapide en français
- présentation détaillée par l'architecte lui-même (texte en anglais) sur le site de Vincent Callebaut. Ne ratez pas les superbes images des différentes variantes possibles pour ces îles : avec ou sans port de plaisance ... car l'architecte a même pensé aux monégasques ;-).

 

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Note:

(1) les "montagnes" ne sont pas de tailles identiques et le projet ne dit pas quelle est l'affectation de chacune d'entre elles. Parmi l'habitat, le loisir et l'activité économique, quelle est l'activité humaine qui requiert le plus d'espace sur une île qui n'est pas déserte ?

 

 
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