mercredi, 09 janvier 2008

Tof saison 3, suite du carnet de bord ...

Chose promise, chose dûe ! Voici le second carnet de bord de la saison 3 de Tof à bord de son voilier Checkspire : à lire ici

 

Je relis le 3ième opus (parce que des fois avec son clavier qui tangue au mouillage il fait de vilaines fôtes le Tof), le convertit en PDF et je vous le poste dans la foulée.

 

[MISE à JOUR]

Voici le 3ième et dernier (pour l'instant) Opus disponible à ce jour. Gageons que les autres épisodes nous parviendront en rafale, une fois le fier équipage arrivé de l'autre côté à savoir Natal au Brésil !

mardi, 30 octobre 2007

Trans Pacifique sur un catamaran de sport

 


Un simple catamaran de sport pour réaliser une
navigation de 8 000 miles dans le Pacifique !

Amis voileux, avant que l'actualité nautique de la Transat Jacques Vabre ou de la très prochaine Barcelona World Race(1) ne vous aspirent tout entier dans leurs grands tourbillons, je voudrais vous présenter une aventure, plus modeste et réellement hors du commun.


Igor Bely et Betao Pandiani se sont lancés dans une traversée du Pacifique sur un catamaran sans cabine de 25 pieds. Partis le 9 octobre au matin de Valparaiso (Chili), ils visent le nord de l'Australie en feront des escales mythiques comme l'île de Pâques (Rapa-Nui, 1ière escale, où ils viennent tout juste d'arriver) ou Tahiti ... plus de 8 000 miles à parcourir !

 

A l'image d'autres navigateurs amateurs éclairés, comme Pierre-Yves Moreau et Benoît Lequin qui eux essayeront, sous peu, d'améliorer le record de la traversée de l'Océan Atlantique, rien n'est laissé au hasard autant dans la préparation du voilier que dans la communication. Côté préparation on notera par exemple une réserve de flottabilité en haut du mat, un système de re-salage à base d'une grosse "poche d'eau" ou encore la petite tente posée sur le flotteur pour tout abri. Côté communication : un ordinateur portable étanche avec les liaisons satellite qui vont bien et derrière la plume le clavier un Igor inspiré.

 

Evidemment sur un tel périple la grande Aventure est au RDV. Quand la température de l’eau dépasse à peine les 10 degrés. Quand il faut "faire" son eau douce (prendre le dé-salinisateur et pomper 400 fois ... "En une heure j’ai fait 6 litres : résultat de 2400 coups de pompes. Je vais arriver en Australie avec des bras énormes !"). Et les inévitables avaries qui vous rappèlent, si besoin était, que sur l'Océan il y a très très peu d'écart entre un navire que l'on dirige et une radeau à la merci des flots ... cf les fissures découvertes en mer sur les cages de leurs safrans. A l'échelle du Pacifique, immense, peu fréquenté et surtout pas très Pacifique (même en été) ... ça fait froid dans le dos.

 

Alors si vous voulez suivre les aventures de BBB (Bye Bye Brasil) plusieurs solutions :

1° Pour démarrer et faire connaissance avec ces 2 navigateurs et leur projet, commencez ici et .

2° Seconde solution : vous mettre au portugais et aller visiter le site officiel de l'exploit très riche en photos (l'accès direct aux photos c'est ici).

3° Enfin, peut-être le plus simple, écrivez un petit mail à pauline.ladet@hotmail.fr qui se fera un plaisir de vous ajouter à la newsletter qu'Igor rédige en français et vous recevrez des nouvelles en direct depuis le milieu de l'Océan Pacifique !

 

(1) Précision : il ne faut pas non plus oublier les solitaires (Joyon / Coville) qui vont partir à l'assaut du globe sur 3 pattes, parce que ça aussi ça va nous tenir en haleine pendant les prochaines semaines.

 

dimanche, 19 août 2007

Tof saison 2007-2008, demandez le programme !


Une fois n'est pas coutume sur LdM :
une petite annonce (Tof) sous la pression populaire !

Sous la pression amicale de certains lecteurs de Liens de Mer et pour les ceusses qui ont suivi avec joies les précédentes aventures de Tof tirant ses premiers bords en grande croisière 6 mois par année, voici les grandes lignes du programme de navigation pour la 3ième saison, fin 2007 - début 2008.


Fin octobre 2007, départ vers l'archipel des Canaries pour retrouver Checkspire à (bon) port sur Gran Canaria. Préparation du bateau et descente vers le Cap Vert. A partir de l'archipel, Tof aidé de la météo et des glorieuses incertitudes de toute croisière à la voile, devra se prononcer entre 2 alternatives.

- Hypothèse haute : faire une traversée de l'Atlantique via les Alizés direction le sud de l'Arc Antillais voire le nord du Brésil. Pour cela Tof aurait besoin qu'on lui prête main forte, car faire la traversée en solo ça ne le tente pas trop. Si ça vous dit n'hésitez pas à prendre contact ou si vous avez dans vos connaissances des équipiers potentiels faites circuler l'info. Dans les 2 cas je me ferais un plaisir de vous "pistonner" (les coordonnées de Liens de Mer sont ici).


- Hypothèse basse : à défaut d'un nombre d'équipiers suffisant, idéalement deux, pour se lancer dans une transat; Tof envisage de se rapprocher des côtes d'Afrique et d'hiverner Checkspire du côté du Sénégal, à Dakar plus précisément, un coin qu'il a l'avantage d'avoir déjà fréquenté même si c'était à pieds.

Enfin, comme les années précédentes, retour en France début avril 2008 pour démarrer la saison de boulot plein pot.


Voila vous connaissez le programme 2007-2008 de Tof et et de son voilier Checkspire. Si grâce aux désormais célèbres "carnets de bord" de Tof vous aviez pris plaisir à suivre leur grande croisière, et bien cette année Tof vous propose rien moins que d'en terminer avec la vie en mer par procuration ! Profitez de cette opportunité unique pour naviguer du côté du Cap Vert en bonne compagnie (au passage Tof est un excellent cuistot) ... n'hésitez pas à prendre contact vous êtes les bienvenus à bord de Chekspire.

 

vendredi, 27 juillet 2007

Le record de l'Atlantique de Groupama 3 (partie 3/3)


Une belle brochette ...
avant les barbecues des vacances !

Voici la suite des 2 articles précédents, dans un style un peu moins léché que les habituels articles de Liens de Mer, en raison du manque de temps ... avant le départ en vacances !



Groupama, plutôt un "petit" équipage
Groupama bateau plus léger nécessite un plus petit équipage (20% d'hommes en plus à bord d'Orange). Voici les listes en forme d'hommage à ces marins hors du commun.

Peyron : 12 hommes pour un record
Bruno Peyron, skipper
Roger Nilson, navigateur
Bernard Stamm, chef de quart, barreur
Ronan Le Goff, N°1
Jacques Caraes, régleur, vidéo
Florent Chastel, N°1, rigging
Ludovic Aglaor, chef de quart, barreur
Jean-Baptiste Epron, régleur, photo
Pascal Bidegorry, chef de quart barreur
Yann Guichard, barreur
Jean-Baptiste Le Vaillant, performer
Clément Surtel, équipier.

Cammas : un équipage de 10 personnes seulement
Franck Cammas - Skipper / Chef de quart / Barreur
Franck Proffit - Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel et voiles
Steve Ravussin - Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification
Frédéric Le Peutrec - Deuxième Barreur
Bruno Jeanjean – N°1
Sébastien Audigane - Deuxième Barreur / Responsable médical, prise de vue
Yann Guichard - Deuxième Barreur
Ronan Le Goff – N°1 / Responsable vidéo et cordages
Loïc Le Mignon – N°1 / Responsable accastillage et mât, prise de vue
Pascal Blouin (hors quart).

Au passage on note que 2 équipiers étaient déjà détenteurs du record avec Bruno Peyron. Lesquels ? Yann Guichard et Ronan Le Goff.

Il y a désormais 10 marins seulement qui sont les + rapides sur 24 h à la voile contre 12 précédemment. Bref ces sur-hommes-marins sont encore plus rares en 2007 qu'en 2006 !


L'Atlantique Nord, un record Mondial ? Non un record franco-français !
Les 2 équipages ci-dessus sont constitués à une exception près seulement (1 dans chaque "camp") de marins français. Mais c'est quasiment toute l'histoire de ce record qui est franco-français. Historique du record : que 2 non-français (Charlie Barr - UK et Steve Fossett - USA). Bref ça n'intéresse que les "riverains" mais pas les grandes nations maritimes (comme les italiens, ou dans l'hémisphère Sud les australiens ou néozeds). En plus les français sont les rois des bateaux les plus rapides au monde : les multicoques ! Bref un record mais qui reste "entre nous" ;-).


Perspectives d'avenir : vive les trimarans ?
Le succès de Groupama donne t'il raison à la vision d'Olivier de Kersauzon fervent défenseur devant l'éternel du voilier à 3 pattes ? Comme le disait à l'arrivée de Groupama 3 Vincent Lauriot Prévost, l’un des architectes du trimaran : « Construire un trimaran, c’était un sacré pari [...] « Geronimo » était notre base de réflexion ».
En tout cas ces bateaux ont ma préférence (lire mon hymne aux trimarans, rédigé à l'arrivée de la dernière Route du Rhum). Et l'actualité des chantiers confirme cette tendance : pour l'équipage (Banq Pop) comme pour le solo (IDEC, Sodebo), le seul récalcitrant est le polonais Roman P. avec son Bioton à 2 coques seulement.


Pleins de futurs records
Tout le petit monde de la voile s'accorde à le dire, c'est pour bientôt :
- la barre des 800 miles / 24h
- la traversée de l'Atlantique Nord en moins de 4 jours (mais les prochains records se joueront à quelques heures car il est déjà bien "compressé" ce record !)
- le tour du monde en moins de 50 jours (peut-être du 2e coup quand même !).


Des images du bord envoyées par les marins
Ravussin derrière les manettes ça donne de vraies images de marins : quelques manoeuvres (pas toujours photogéniques, les pros de la comm' ne goûtent pas au plaisir d'une belle manoeuvre) ou la grosse commission assis sur le chariot de GV (étonnant que la comm' officielle ai laissé passer) ou encore les vagues qui défilent le long de la coque comme dans un film truqué ... des images qu'on diffuserait en accéléré !!

L'année dernière : "Orange fait de la vidéo en live depuis le milieu de l'Atlantique", les télécoms c'est notre savoir-faire / le voilier géant Orange II notre vitrine ... Pipeau : maintenant c'est à la portée de tous par exemple de DBee, par contre il faut encore de sérieux moyens financiers.

 

Et si vous ne reteniez qu'une seule chose de la traversée ? Le plaisir !
Ils le disent avec les yeux qui brillent "30 minutes magiques à naviguer entre 39 et 42 noeuds !!!" ... Des hommes qui réussissent en prenant leur pied, ça nous change d'autres sports (suivez mon regard vers la grande boucle).

vendredi, 04 mai 2007

La semaine de la mer et de la voile en images


Velux 5 Oceans, une victoire sans partage

Bernard Stamm ? Une maîtrise parfaite dès le démarrage (en trombe) de ce tour du monde à la voile et 3/3 pour les victoires d'étape. Un doublé dans l'épreuve, une belle fin pour le voilier construit de ses mains, une belle revanche sur le dernier Vendée Globe dont il n'avait pas pu prendre le départ et une bonne préparation pour ses 2 TDM à venir !


 

Naufrage du Gourinis


Le Gourinis avant ...
dans son "lit" au port de Sauzon

  


Le Gourinis après ...
avoir touché les "Trois-Pierres"

Vous pouvez aussi regarder le film du naufrage pris depuis un navire venu au secours des passagers : la vidéo.

 

America's Cup

1. Les espoirs français d'atteindre les 1/2 finales s'envolent.

2. Les class America sont des bateaux avec un "range" d'utilisation très étroit. Pas assez de vent : retour au port car les régates sont jugées trop hazardeuses / Trop de vent, peur de la casse, même conséquence : pas de régate !


Class America ...
trop de vent : casse assurée

 

Dimitri Nicolopoulos confiait dans une ITW que si on couchait un Class America à 90° sur l'eau sa quille casserait. L'optimisation de ces voiliers passe par des calculs de structure au plus juste tirant les coefficients de sécurité synonymes de poids vers le bas. Parler de compétition à la voile comme d'une seule discipline c'est aussi approximatif que de faire un tout des "jeux de ballon" : si un Class America ne peut naviguer au dessus de 25 noeuds de vent en sécurité et casse sa quille avec 90° de gite, d'autres voiliers monocoques font des tests de retournement à 180° et naviguent en solo dans 60 noeuds de vent voire plus !


Dans la classe IMOCA ...
test de retournement à 180 degrés ... suspens !

samedi, 28 avril 2007

A l'Espace Louis Vuitton, la Cup au coeur de Paris


Louis Vuitton a donné son nom
à l'épreuve éliminatoire de l'America's Cup
(En 2003, Ernesto n'est que qualifié pour la
finale mais c'est déjà une grande victoire !)

Pour les lecteurs parisiens de Liens de Mer (nombreux : plus de 15% d'après ce que je comprends de Google Analytics installé depuis peu) mais aussi pour les, encore plus nombreux, français de province qui montent de temps en temps à la capitale : il est possible de suivre les régates de l'America's Cup en images et en direct (maintenant qu'il y a du vent, il y a des régates ...) gratuitement à l'Espace Louis Vuitton en haut des champs Elysées, en semaine mais aussi le week-end !

 

 

De notre envoyé spécial (Nam, grimé en VIP pour l'occasion)

 

On sort du RER face à l'Arc de la France triomphante. Puis on descend quelques centaines de mètres sur les champs Elysées, sur les traces de grands évènements (au hasard le tour de France cycliste) voire sur les pas de grands hommes fêtés ici en héro (à chacun ses souvenirs : pour certains Eric Tabarly - 1976, pour d'autres des champions du monde en bleu - 1998). On se trouve soudainement immergé au milieu d'une foule cosmopolite, c'est le signe palpable que vous venez d'atteindre le coeur du rayonnement international du luxe français : ce tourbillon de touristes à dominante asiatique ont parcouru comme vous des centaines voire des milliers de kilomètres pour venir dans le sein des seins de la planète Mode : ils sont en France, à Paris, sur les champs Elysées ... Vous aussi vous êtes à 2 pas de conquérir votre Graal : vous êtes arrivés, à l'angle des champs Elysées et de l'Avenue George V, devant le magasin Louis Vuitton.

 

On passe en coulisse, rue de Bassano. L'entrée des artistes ne paye pas de mine pourtant un étonnant sentiment de fierté vous envahi car ... vous pénétrez dans l'une des maisons où naît le luxe français, et non du côté public mais du côté "créateurs". Accueil par une hôtesse qui vous conduit au 7ième ciel 6ième étage. A la sortie de l'ascenseur, vous dominez Paris, et ses toits métalliques à perte de vue. Là-haut l'espace est dédié à l'évènement voile de l'année 2007. Au centre trône (trop discrètement à mon goût) la coupe Louis Vuitton - Louis Vuitton Cup objet de toutes les batailles sur l'eau qu'on s'attendrait à voir en ce moment plutôt du côté de Valence - Spain, mais non elle est là en plein Paris ! A gauche : un espace Areva Team (plutôt calme). A droite : un espace Louis Vuitton (plutôt agité, les employés du malletier sont ici chez eux). Partout des goodies à gogo comme pour tout évènement de communication qui se respecte : stylos, porte-clefs, posters, flyers de tout genre ... mais aussi une maquette du Class America défendant les couleurs tricolores assorti d'une batterie de cordages exotiques utilisés sur ces voiliers high-tech. Un verre ou une tasse à la main vous pouvez vous approcher des écrans géants qui diffusent les images des régates, et des écrans d'ordinateurs branchés sur Live Sailing pour mieux vibrer avec la foule (enfin ça doit dépendre des jours).

  

Voilà donc une idée de sortie pour les accros à l'America's Cup pouvant se rendre à la capitale. En espérant que l'afflux de passionnés de voile sans le sous (sans abonnement à Sport+ pas moyen de suivre l'America's Cup à la télévision française !) n'altèrent pas l'ambiance "happy few" qui règne la haut.

  

A votre tour de marcher dans les traces de Nam pour le fun, pour repartir avec un petit souvenir à l'attention de votre progéniture ou de vos amis voileux, pour la vue sur Paris, pour vivre les régates en direct ou encore pourquoi pas pour faire remonter les souvenirs que vous évoque le lieu, n'est-ce pas Pat ? [pardon aux lecteurs anonymes de Liens de Mer, il s'agit d'une référence à une précédente vie].

 

 

Informations pratiques

  • Quand ? Pendant la durée de la Louis Vuitton Cup et de l'America's Cup. De 12h00 à 19h00 du lundi au samedi, de 13h00 à 19h00 le dimanche.
  • Où ? A l'Espace Louis Vuitton, 60 rue de Bassano, 75008 Paris.

 

vendredi, 13 avril 2007

Suivre l'America's Cup


L'America's Cup ? Une histoire de duels ...

Vous l'aviez certainement deviné ici, je ne suis pas un fan de l'America's Cup. Et pourtant comme tout voileux qui se respecte, difficile de snober cet "évènement" qui débute lundi !

 

Les motifs majeurs de mon désintérêt ?

Tout d'abord je reste définitivement sur ma faim avec les informations fournies par la "couverture officielle". Aahhh la vacuité des communiqués de presse repris en boucle, aahhh l'incompétence notoire des grands médias généralistes en matière de nautisme ... Quant à patienter jusqu'à la sortie de mon magazine voile préféré ? L'attente m'est insupportable(1) ! Bref je ne vous fais pas un dessin, c'est de cet accablant constat qu'est née, modestement, la ligne éditoriale de Liens de Mer.

Autre motif de mon désintérêt ? Je ne suis pas prêt à sortir un centime de ma poche pour suivre les retransmissions en direct des régates sur ma télé, mon PC, mon téléphone portable ou que sais-je encore. C'est une démarche paradoxale de l'organisation : d'un côté il y a sélection par l'argent de "spectateurs d'élite", de l'autre la volonté de faire de l'America's Cup un évènement majeur, ouvert au grand public. Dans cette segmentation "grand écart" du public, je ne me reconnais nulle part : je ne suis ni le passionné fortuné disposé à payer pour suivre l'évènement de près(2), ni M. Tout le Monde capable de se satisfaire du vernis d'un journal télévisé.

 


... qui a tiré parti des évolutions technologiques,
les spectateurs aussi ?

Le salut viendra t'il de la richesse du Web ?

Pour la première fois, Internet et la capacité qu'a tout un chacun de publier du contenu via les blogs pourraient se révéler être de vraies sources d'information alternatives plus à même de satisfaire les passionnés de voile que nous sommes.

Voici donc quelques ressources Internet exclusivement francophones comme il se doit, certaines expérimentées depuis quelques semaines déjà, pour suivre l'America's Cup dans l'esprit Liens de Mer.


L'AC vu de l'intérieur, du vécu et des anecdotes

- Dimitri Nicolopoulos (coordinateur du design team Areva K-Challenge) trouvera t'il le temps de poster entre 2 régates, aura t'il la force de caractère nécessaire pour nous informer après chaque défaite ? ... réponse avant les 1/2 finales.

 


L'AC vu de l'extérieur, regards pointus d'analystes ou simples observateurs de drôles de moeurs


- une observatrice suisse. Isabelle Musy est-elle toute acquise à la cause d'Alinghi, sera t'elle nous informer pendant la première phase de l'évènement (la Louis Vuitton Cup) à laquelle les suisses ne participent pas ? ... réponse en la lisant régulièrement.

- même PYL s'y met ! Petites entorses, pas des membres inférieures cette fois ci ;-) : "Au large" va parler de régates à la journée, et PYL passe la main à Loïc Le Bras ... succès assuré ! D'ailleurs l'Express ne s'y est pas trompé ... la pub débarque.

 

Un blog mixte

- un blog suisse tenu à plusieurs mains par une journaliste (Valérie Demierre) et un membre d'Alinghi (Yves Detrey «boat captain»).

 

Cette liste ne demande qu'à s'enrichir de nouveaux sites "non officiels" sur l'America's Cup. Si vous trouvez un site francophone pertinent et régulièrement mis à jour pour suivre l'évènement voile de l'année 2007 hors des sentiers battus, laissez un commentaire.

 

___ 

Note :

(1) heureusement l'attente est souvent récompensée : le support papier révèle toutes les qualités des photos et le recul apporté par le temps autorise des analyses plus pertinentes.

(2) je préfère pour la somme de « americascupanywhere » changer ma vieille poulie d'écoute de GV.

jeudi, 12 avril 2007

Fin de saison pour Tof et Chekspire


Un voilier au bout d'une corde ?
Des sueurs froides immédiates pour le capitaine
et des sueurs chaudes en perspective ...
(ici Kala nag lors de sa mise à l'eau à Roscoff)

Et oui mêmes les meilleures choses ont une fin ... c'est d'ailleurs à cela qu'on mesure à quel point elles sont bonnes !

 

Voilà donc la fin de la saison II de notre chronique Tof découvre la grande croisière. Une saison qui se termine comme il se doit avec les inévitables travaux d'hivernage. [Je sais ce terme sonne bizarrement alors que c'est l'arrivée du printemps mais Tof fait du bateau un peu à contre-temps et parfois des travaux aussi !].

 

Tof nous fait donc vivre de l'intérieur toujours avec beaucoup de pédagogie, ces épreuves que sont le carénage et le chantier à sec ...


« Le carénage kesskecé ? C’est la contraction de « carrément en nage », qui désigne l’état du capitaine au moment où une grue pilotée par un bourru velu sort son navire de l’eau. Une épreuve annuelle qui permet de se faire du souci non plus au sujet du dessus mais du dessous du pont. Le rituel consiste ensuite à se défouler en grattant la coque [et plein d'autres trucs] enfin présenter son sourire le plus charmeur au velu bourru pour que sa main sur les commandes de la grue soit tendre et attentive.

L’antifouling kesskecé ? Anglicisme du français antifoule, produit qui évite à une nuée de crustacés, coquillages et algues sympathiques d’embarquer avec votre petite famille. C’est aussi la mauvaise conscience du marin amoureux de la nature qui trimballe un mélange de poisons des plus toxiques d’un site à l’autre. »


A côté de ces travaux herculéens, passages obligés pour tous les plaisanciers pas trop fortunés, Tof nous raconte comment un bateau peut prendre racine dans un port, c'est une grande première, florilège des charmes de ce qu'il nomme pudiquement "l'étape" :
- des produits frais tous les jours dans la gamelle.
- on joue les co-locataires avec les voisins de ponton
- ou encore on ose répondre «ici » à la question qui revient si souvent : « Vous habitez où ? »

Lisez l'intégralité de ce carnet de bord saison II - édition 7.

 

Tof fait une pause, nous devrions le retrouver sur les planches de notre bon vieil hexagone cet été avant de le revoir surgir sur l'eau à l'automne prochain. En attendant vous pouvez continuez à voyager par procuration, à vous cultiver et surtout à vous marrer en suivant les aventures de ses presque cousins à bord de Kala nag.

 

jeudi, 29 mars 2007

Comment nettoyer les appendices d'un voilier en mer ?

De tous temps les appendices (quilles, safran, dérives, foils ...) des bateaux à voile ont collectionné les algues, sacs plastiques, filets de pêche et autres détritus qui nagent entre 2 eaux (1). C'est un fait ancien qui a tendance à s'amplifier ces dernières années. L'une des raisons est l'allongement des appendices sur les voiliers de course au large, des appendices qui plongent toujours plus profond, fréquemment jusqu'à plus de 4m50 sous l'eau.

 

Comment nettoyer ces (ses ?) appendices

Il existe plusieurs techniques. Revue de détail.

- La méthode la plus efficace est sans nul doute de se jeter à l'eau.

- Il est possible d'employer une autre méthode moins connue du grand public : "la marche arrière" ... à la voile et en course c'est un drôle d'exercice.

- Je viens de découvrir une toute nouvelle méthode, révolutionnaire, pour procéder à ce nettoyage des appendices, nettoyage nécessaire pour conserver la glisse et favoriser les performances. Une méthode qui présente des avantages flagrants par rapport aux 2 précédentes : l'opération de nettoyage peut être réalisée en course toujours en progressant à vive allure vers l’objectif et « presque » sans se mouiller !

 

Regardez la vidéo suivante, on y voit un marin littéralement perché sur une dérive à peine sortie de la coque en train de couper des éléments indésirables, avec en arrière plan le bulbe de quille, basculé au vent, qui défile sous les vagues ... tout simplement impressionnant (de toute façon quand ces marins s'attachent ce n'est jamais neutre) !

 


Il se passe de drôles de choses "hors bord"
des VOR 70 courant dans la Volvo Ocean Race

 

Pour les personnes pressées RDV directement à "1 min 20".

 

___

Note 

(1) il y a aussi parfois des rencontres avec des habitants sous-marins qui se prennent d'amour pour les appendices au point de les étreindre. Souvenez-vous de la mésaventure arrivée à Olivier de Kersauson à bord de Géronimo. Pour ceux qui ont raté l'épisode en voici un récit savoureux.


vendredi, 16 mars 2007

Question / réponse sur le tour du monde à la voile de Maud Fontenoy


Pour Maud l'adversité est aussi à terre

Revenons sur l'arrivée de Maud Fontenoy et à travers un jeu de 3 questions simples, jetons un regard éclairé sur son projet "à contre courant".

 


Maud a t'elle fait le tour du monde ?
Oui et non.

Oui, Maud Fontenoy est parti d'un point du globe et elle y est revenue en faisant toujours cap à l'Ouest, traversant tous les méridiens. Pour le commun des mortels Maud a effectué un tour du monde.

Non, un tour du monde à la voile ne peut être comptabilisé par le WSSRC (World Sailing Speed Record Council) que si il remplit un certain nombre de critères dont 2 ne sont pas satisfaits par le périple de Maud (voir la règle 26.a). Maud n'a en effet pas traversé l'équateur et n'a pas non plus parcourue la distance minimale de 21 600 miles nautiques sur une "route théorique" sans tenir compte des inévitables zigzags quand on navigue contre les vents. Maud a relevé à son "compteur" une distance de 21 300 miles, en comptant les bords (nombreux) et les marches arrières (heureusement plus rares).

 


Maud a t'elle accomplit une performance sportive ?
Non.

Maud vient de passer 151 jours en mer pour aller de la Réunion à la Réunion, là où Jean-Luc Van Den Heede avec le même bateau avait en 2003 réalisé un "vrai" tour du monde contre les vents avec départ et retour à Ouessant en moins de temps (seulement 122 jours 14 heures et 3 minutes). Maud ne s'est jamais présentée comme une professionnelle de la compétition à la voile et ne brigue pas un record, fut-il féminin. Certes son démâtage lui aura valu une petite perte de temps (qu'on peut estimer au plus à 3 semaines) mais sa modeste moyenne est surtout due à un rythme de croisière.

 


Maud a t'elle accompli un exploit ?
Oui.

C'est incontestable et c'est d'ailleurs assez irritant de voir fleurir des commentaires de puristes qui depuis leur clavier avancent des arguments fallacieux (je cite : « elle s'est traînée / elle n'a pas fait un "vrai" tour du monde / elle en fait trop côté communication avec son sponsor l'Oréal », j'ai par exemple entendu dire à certaines langues perfides qui heureusement ne manquent pas d'humour que "Maud effectuait un crash test pour les nouveaux produits de beauté de la gamme"), bref ces extrémistes de la chose maritime ne veulent pas reconnaître à Maud la valeur pourtant réelle de son exploit.

En tous cas en ce qui me concerne, j'applaudis des 2 mains l'aventure de Maud mais aussi la couverture multimédia remarquablement assurée par WindReport qui m'a permis de vibrer tous les jeudis à l'écoute de la vacation hebdomadaire de la miss et de prendre la pleine mesure de ce qu'elle a accompli.

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