« lun. 28 janv. - dim. 03 févr. | Page d'accueil
| lun. 11 févr. - dim. 17 févr. »
samedi, 09 février 2008
Coups de griffe autour d'une carte marine
Comme tous les passionnés de voile je suis un lecteur régulier de l'un des sites incontournables pour suivre l'actualité nautique de compétition : Course Au Large. Les reproches faits à ce site web par la communauté des voileux-internautes sont connus :
- un service payant pour les articles de plus de 24h (ce qui n'a pas toujours été le cas mais il faut bien (essayer ?) de vivre, l'omniprésente pub participe aussi à cet objectif de rentabilité)
- autre grief : une recopie trop systématique des communiqués de presse (sans forcément jouer la transparence en précisant la nature et la source du communiqué)
- enfin la (quasi) absence de contenu propre mais que voulez-vous sans journaliste comment faire mieux que Liens de Mer ;-) ?
L'actualité nautique vue par Course Au Large
Parfois cette ligne éditoriale faiblarde de CAL (pour les intimes) et ce manque cruel de moyens se fait jour par exemple dans la brève ci-dessus.
"Gitana 13 a enfin réussi à passer le Horn contre les vents et courants dominants durant cette nuit de jeudi à vendredi. C'est en tous cas ce qu'on peut déduire de la cartographie du site Internet du maxi catamaran de Lionel Lemonchois."
Il s'agit là d'un traitement de l'information nautique peu digne d’un site web nautique qui se veut être LA référence dans son domaine. Des propos qu’on croirait tirés de la dernière discussion au « bar du port ». Sur ce terrain de l'interprétation des cartes marines, la "rédaction" de Liens de Mer peut jouer à armes égales avec CAL ... avec une pincée de second degré en prime.
La même actualité nautique vue par Liens de Mer

Gitana 13 à l´abri de la Terre de Feu
Si vous regardez attentivement la carte
vous verrez qu'ils ont même mis pied à terre !
(image non truquée issue de la cartographie
officielle du Team Gitana)
Comme CAL, je suis un observateur avisé du parcours suivi par Gitana 13 sur la Route de l'Or et j'en déduis après expertise nautique personnelle de la carte interactive des informations bien plus intéressantes que ce que nous en dit CAL. En l'occurrence qu'après 5 jours pendant lesquels Gitana s'est trouvé devant les portes fermées du Cap Horn (pour cause de conditions météorologiques exécrables) et après avoir sillonné dans tous les sens la Terre de Feu à la recherche d'un abri, je déduis que l'équipage a finalement décidé de mettre pied à terre près du Cap San Diego, y a fait escale voire même a débarqué en Tierra del Fuego. Si si ! Il n'y a qu'à regarder attentivement la carte ...
Ah mon pauvre Monsieur les règles de la course au large ne sont plus ce qu'elles étaient. Après le tour du monde sans escale où il est possible de mettre son bateau en chantier (cf. Téménos dans la Barcelona World Race) et où il est aussi possible de changer de skipper en cours de route (*), voici dont le record New-York -> San Francisco par le Cap Horn où il est possible d'attendre sagement à terre des conditions optimum (?) pour passer le mythique Cap Horn contre vents et courants !
Note :
(*) cf. les règles de course de la Barcelona World Race, qui autorisent, sous certaines conditions bien-sûr, le remplacement du ou des skippers d'un bateau pour permettre au voilier de participer à l'ensemble de l'épreuve et donc offre au sponsor une visibilité "garantie" sur toute la durée de la course. Heureusement ce cas ne s'est pas présenté mais il avait été prévu comme tel par l'organisateur Mark Turner qui est loin d'être à court d'imagination pour se rapprocher de la pathétique America's Cup où les règles de régate sont tellement complexes que le grand public n'y comprend rien ... sans même parler des épisodes qui conduisent les concurrents devant la justice ...
PS pour être juste :
Reconnaissons quand même au site Course Au Large, deux mérites :
- d'une part une iconographie illustrant les articles assez réussie avec souvent de belles et grandes images de voiliers en pleine action
- d'autre part une certaine réactivité [ sauf le week-end ;-) ] aux évènements qui se déroulent en mer.
08:55 Publié dans 1. Regards sur la Mer | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : actualité nautique, journalisme, carte marine, règles de course
mercredi, 06 février 2008
Tof et Chekspire sont arrivés au Brésil
[rassurez-vous le reste de l’équipage … aussi !]
Ca y est Tof est devenu grand Capitaine : il vient de réaliser sa première transat à la voile et d’en terminer avec le gros morceau Cap Vert – Natal (au Brésil) en quelques 16 jours de mer.
Le quatuor a l’air de ne pas s’être entre-dévorés, le voilier n’a pas été retenu prisonnier des calmes du pot au noir, n’a pas non plus été avalé par un violent grain et après le « re-fit » du Cap Vert Chekspire a l’air d’avoir tenu le coup.
A la demande express de Tof et histoire de vous mettre l’eau à la bouche, je vous cite quelques lignes de ce carnet de bord éclectique et écrit à plusieurs mains entre ascension d’un volcan espagnol posé sur l'Océan Altantique, escale technique au Cap Vert et découverte du Brésil.
La boule au ventre : partira, partira pas ?
« En deux jours nous avons éparpillé des petits bouts de Chekspire à travers toute la ville. En principe, la récolte est pour demain. Nous pourrons donc envisager un départ loin des relents de poubelles dans les jours suivants. Inch’ Allah ! »
Un petit pic de stress causé par une suite d’avaries qui risque de chambouler le programme de la croisière. Ceux qui ont déjà vécu pareille mésaventure dans leur chair comprendront de quoi il s’agit … sans même parler d’être dans un endroit du monde ou le mot shipchandler est au mieux un terme « décalé » !
Mais « à toute chose malheur est bon » partie 1, aspect philosophique et technique
« Le bon côté des choses c’est que nous avons dû passer de la parole aux actes en ce qui concerne notre enthousiasme commun pour la décroissance. Nous avons donc appris à rationner notre consommation électrique, naviguer sans instruments (en dehors du GPS), ni pilote, et prendre un mouillage (jeter l’ancre) et le quitter à la voile. Ce qui est à la fois plaisant et utile. »
Mais « à toute chose malheur est bon » partie 2, aspect rencontres humaines
« Enfin, les réparations emmènent le touriste à la découverte d’une ville sous un angle qui sort des sentiers battus par les futures soirées diapos. Les rencontres sont motivées et constructives. Passer commande d’une pièce à un tourneur devient vire une conversation à 5 dans un mélange de Portugais, de Créole, d’Espagnol, de Franglais, enrobé de croquis et de gestes. »
Vous l’aurez compris, ce carnet de bord saison 3 opus 4, parle peu de mer et nous plonge dans les vicissitudes de la vie de grands voyageurs. Par ailleurs maintenant que Tof a regagné la terre ... la suite tant attendue du carnet de bord version 2008 devrait nous parvenir sans délai.
18:05 Publié dans 3. Tof : découverte de la grande croisière | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Tof, grande croisière, transat






