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samedi, 18 novembre 2006

Retour à bord de Chekspire


Tof c'est une autre image de la mer
où le rêve nait de la réalité


Tof est de retour dans l'archipel des Canaries et devant le succès rencontré par son carnet de bord de "débutant" de la grande croisière paru ici de décembre 2005 à mars 2006, il a décidé de reprendre la plume pour nous conter ses nouvelles aventures.

 

Plantons le décor

Après un été actif sur les routes et sur les planches à essayer de remplir un peu ses poches, Tof est de retour à bord de son voilier qui est resté sagement au port de Las Palmas de Gran Canaria. Il est grand temps de revenir à bord car il faut laisser la place à l'Atlantic Rally for Cruisers dont la flotte de plaisanciers doit occuper toute la Marina avant de mettre le cap sur les Caraïbes.

 

Vive la tradition

Pour ne pas faillir à la tradition et vous mettre l'eau à la bouche, je ne résiste pas à la tentation de vous citer un petit passage de ce premier épisode de la saison 2 (sélection toute personnelle mais très appréciée de Tof lui-même qui lorsqu'il passe devant un cybercafé vient consulter Liens de Mer pour savoir quel extrait a été choisit)

"Surtout le passage de l’ouragan qui nous a surpris alors qu’on se battait à l’aviron contre une meute de requins blancs déchaînés qui voulaient nous voler nos passeports et nous flanquer la turista."
... la bonne blague, ce passage juste pour nous rappeler que le carnet de bord est initialement adressé à sa môman et qu'elle ne doit pas lire les paragraphes qui figurent en italique.

 

Vous restez sur votre faim ? Alors voilà un vrai bon passage comme on souhaite pouvoir en lire beaucoup d'autres :
"on coupe le moteur. 17h20 nous remontons la pointe nord de l’île, face au vent. 8 nœuds de moyenne, que du bonheur. Retour des sensations de glisse, les hanches du bateau posées dans la houle (...). L’équipage de nature bavard trouve le silence, le dialogue intérieur s’installe, la proprioception se réveille : mâture, toile, masse de la coque deviennent des prolongements naturels de nos corps à travers une main sur la barre, le balancement régulier de notre centre de gravité, l’appui du vent sur la peau, les gifles de l’écume ..."

 

Retrouvez l'intégralité du carnet de bord de Chekspire Episode 1 - Saison 2

 

 

PS : contrairement à la saison 1, le carnet de bord ne sera pas systématiquement publié au format PDF, si les fichiers Word posent problème à certains lecteurs qu'ils me le signalent et je ferais l'effort de les convertir en PDF.

vendredi, 17 novembre 2006

A Capella, phénix de la Route du Rhum


Un trimaran, aussi légendaire que l'original,
qui ne veut toujours pas mourir

Alors que la Route du Rhum 2006 touche à sa fin (cf le classement avec la liste des marins encore en mer); Liens de Mer se lance dans un petit exercice : une revue de presse dans le sillage de la Route du Rhum.

 

Aujourd'hui premier épisode, une belle histoire restée discrète : A Capella encore sauvé des eaux (lire ... avant que cela ne devienne payant l'article du Monde).

 

Engagé dans la Route du Rhum, un problème de pilote automatique (comme Stève Ravussin) avait provoqué le chavirage du légendaire petit trimaran jaune, sistership du bateau de Mike Birch qui remporta la première Route du Rhum en 1978. A 200 miles du cap Finisterre, Charlie Capelle est récupéré par un autre concurrent : Philippe Legros et son monocoque classe 40. Il n'a alors qu'une idée en tête : sauver l'objet de sa passion, la passion d'une vie ! et lance un appel à l'aide sur son site vite relayé sur l'ensemble de la toile branche marine.

 

En début de semaine, le voilier-phénix a été localisé puis pris en remorque par un thonier-senneur de l'île d'Yeu. Il est arrivé mardi 13 novembre au matin, après dix jours d'errance à son port d'attache de La Trinité-sur-Mer. La dernière fois c'était VDH et son voilier Adrien [aujourd'hui en mer engagé dans un tour du monde à l'envers en solitaire entre les mains de Maud Fontenoy] qui avait assuré un remorquage à la voile (!), cette fois il aura fallu 10 tonnes de gasoil pour effectuer les 950 milles de l'aller-retour !

 

Charlie évalue la réparation des dégâts à 800 heures de travail, il le dit lui-même : c'est de "la cosmétique" ... au regard du nombre de vies de ce voilier et du temps déjà passé.